Qui est Jésus ?

« Qui dit-on que je suis ?… »
« Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
(Matthieu 16.13-15)

Les Évangiles ont présenté bien des scènes qui soulèvent la question « Qui est Jésus ? » : le diable (Matthieu 4.3), les apôtres (Matt. 8.27), Jean-Baptiste (Matt. 11.3), les foules (Matt. 12.23) et les gens de Nazareth (Matt. 13.54) se sont tous posé la même question en des termes différents. Jésus lui-même soulève le problème de sa véritable identité : « Qui dit-on que je suis ? » Cette question appelle la suivante : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » La réponse à cette dernière question déterminera votre relation avec Dieu et donc votre destinée finale. Voilà pourquoi elle est d’une grande importance pour chaque être humain.

La plupart des gens ont une certaine connaissance de Jésus-Christ. Les uns le connaissent suffisamment pour avoir lu les Évangiles ou des prophéties, et ce que des écrivains bibliques ont dit de lui. Les autres ont toujours une idée vague de ce personnage « mystérieux » de qui on dit de si grandes choses.

Chers lecteurs, qui est Jésus-Christ ? Croyez-vous le connaître ? Quel que soit le cas, ce texte a été rédigé pour vous aider. Car qui que vous soyez, vous devriez le connaître justement comme il le souhaite. J’essaierai de répondre aux questions que vous vous posez sur cet homme hors du commun.

Reconnaissons, avant d’aller plus loin, que Jésus-Christ n’est pas un personnage légendaire, mais un personnage historique. Il a vécu dans un pays bien connu et dans des villes dont la plupart existent encore aujourd’hui. Il est né d’une femme, Marie. Il a grandi normalement dans une famille et a appris le métier de charpentier, dans le village de Nazareth. Des personnes comme Socrate, Alexandre le Grand, l’empereur César Auguste, le Général de Gaule, le président Houphouët-Boigny, et j’en passe, ont effectivement existé à un moment donné, et personne ne demande de le prouver. Et l’époque de l’existence de Jésus s’insère dans une période bien déterminée. Ainsi, son existence historique n’est guère mise en doute. C’est un fait et non une question de doute. L’existence physique de Jésus parmi les hommes comme un être humain est donc universellement acceptée. Des auteurs profanes comme Pline le Jeune (61–114) et Tacite (55–120) font allusion à Jésus en parlant des chrétiens. Dans ses Annales, Tacite dit d’eux : « Ils tiraient leur nom de Christ, qui, sous le règne de Tibère, avait été puni du dernier supplice par le procurateur Ponce Pilate. » Flavius Josèphe, historien juif du premier siècle (33–100), dans ses Antiques judaïques, fait aussi allusion à Jésus, puis un peu plus loin rapporte la mort de « Jacques, frère de Jésus, appelé le Christ ».

Étant donné que Jésus est, comme nous l’avons dit, un personnage historique, nous avons intérêt, afin de le connaître, de recueillir les avis de certains de ses contemporains :

  • des Juifs pieux et ses parents ;
  • ses ennemis et des Juifs moins « pieux » ;
  • des rois et gouverneurs ;
  • des non juifs ;
  • Satan et les démons ;
  • des apôtres ;
  • Jean-Baptiste et des prophètes avant lui ;
  • des anges ;
  • Dieu le Père ;
  • et Jésus-Christ lui-même.

Nous pourrons, par la suite, parler de sa mission et de ce qu’est l’Église pour Jésus.

« Qui dit-on que je suis ? »

Voici une question qui méritait d’être posée par Jésus-Christ. Elle avait peut-être laissé les disciples perplexes pendant un court instant, avant que Pierre se décide courageusement à donner une réponse. Avant de revenir à sa réponse, voyons d’abord ce que pensaient les gens de son époque.

Des Juifs pieux et ses parents

Nicodème :

Nicodème était docteur de la loi, un érudit, un pharisien, membre de ce groupe militant pour le respect de la loi jusque dans ses moindres détails, membre du Sanhédrin, l’organe dirigeant de la nation. Il est venu une nuit auprès de Jésus et lui a dit : « Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui » (Jean 3.2).

La Bible ne nous dit pas si Nicodème s’est mis à suivre Jésus ou pas. Mais au fur et à mesure que le fossé entre les deux partis s’élargit, il devient de plus en plus difficile de rester neutre. Plus tard, nous le voyons en compagnie des dirigeants, alors qu’ils cherchent à arrêter Jésus. Se souvenant de sa visite secrète, Nicodème rappelle à ses confrères : « Notre loi juge-t-⁠elle un homme avant qu’on l’ait entendu et qu’on sache ce qu’il a fait ? » (Jean 7.51). Nous voyons Nicodème pour la dernière fois lors de la mort de Jésus (Jean 19.39,40). Joseph d’Arimathée et lui (Nicodème) descendent de la croix le corps meurtri, l’enveloppent avec soin dans un linceul, le transportent dans la tombe et lui appliquent les aromates. Nicodème, ce monsieur très instruit et très important pour être membre de la cour suprême juive, s’humilie devant Jésus-Christ et vient s’instruire à ses pieds dans la nuit tranquille. Pour ce docteur de la loi, les miracles de Jésus sont suffisamment convaincants pour dire que Jésus vient de Dieu.

La mère et les frères de Jésus :

Aux yeux de sa parenté, la vie de Jésus a paru à un moment comme une pure folie : « Ils se disaient : Il a perdu la tête » (Marc 3.21). « Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui » (Jean 7.5). Mais plus tard, après la résurrection de Jésus, nous les voyons parmi les disciples à Jérusalem (Actes 1.14; 15.13). Jacques et Jude, deux de ses frères, sont même les auteurs de deux épîtres dans le Nouveau Testament. Quant à sa mère, elle ne pouvait jamais oublier l’apparition de l’ange qui avait annoncé la naissance de son fils, la manière miraculeuse dont il avait été conçu et les paroles prophétiques qu’elle avait entendues à son égard (Luc 1.26-45). Même si elle ne comprenait pas mieux que les autres la nature de sa mission, elle croyait en lui, depuis le début de son ministère, quand elle dit aux serviteurs lors des noces de Cana : « Tout ce qu’il dira, faites-le » (Jean 2.5), jusqu’à ce qu’elle se trouve avec les autres disciples dans la chambre haute après l’ascension de Jésus au ciel (Actes 1.14 – le dernier verset de la Bible qui mentionne le nom de Marie).

Siméon :

« Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Seigneur. Il vint au temple, poussé par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu’ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit : Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple. […] Siméon le bénit, et dit à Marie, sa mère : Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme » (Luc 2.25-35)

Cet homme inspiré reconnaît donc en Jésus l’accomplissement des promesses de Dieu et le moyen du salut pour les hommes. Le Christ est encore la consolation de quiconque lui obéit. Marie apprend de la bouche de ce vieillard que des tribulations l’attendent. Quels genres de tribulations ? Peut-être le fait de voir les atroces souffrances de son cher fils.

Les Juifs de Capernaüm :

Au cours d’un enseignement de Jésus dans la synagogue de cette ville, un jour de sabbat, le peuple avait été « frappé » d’abord de « sa doctrine ; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes » ; ils sont « saisis de stupéfaction » quand il commande « avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ! » (Marc 1.21-28), de sorte qu’ils se demandent les uns aux autres : « Qu’est-ce que ceci ? Une nouvelle doctrine ! » Jésus-Christ étonne toujours les gens. Sa parole ébranle ; elle ne laisse personne indifférente. On y trouve son salut ou sa perte (Luc 2.34).

Les habitants de Nazareth :

Certaines personnes ne voyaient en Jésus, pour le moment, que l’homme venu de Nazareth :

« N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute.  » (Marc 6.2-6)

Les auditeurs du village de Jésus-Christ passent de l’admiration au scepticisme, à l’opposition puis au rejet catégorique, parce qu’ils croient le connaître assez ; après tout, il avait grandi parmi eux. Ils ont manqué de foi, et Jésus n’a pas pu les aider comme il aurait convenu.

Des Samaritains : (des Juifs à moitié)

Après un entretien avec une Samaritaine pendant lequel Jésus lui a dit tout ce qu’elle a fait, la Samaritaine alla dire aux gens de la ville ceci : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-ce point le Christ ?  » (Jean 4.29). Jésus ne connaissait pas cette femme auparavant. À aucun moment il n’a appris aucune information d’elle, n’habitant pas lui-même en Samarie. Sans la connaître, seul Christ ou Dieu pouvait savoir tout ce qui la concernait. La conclusion de cette dame fait réfléchir, non seulement chaque lecteur, mais aussi la population de la Samarie : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-ce point le Christ ? » La réaction des gens de la ville à l’appel de cette femme de « mauvaise vie » est surprenante. Lorsqu’ils ont vu et entendu Jésus, « un beaucoup plus grand nombre crurent […] Car, dirent-ils, nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde » (Jean 4.41,42). Si toute la population de ce village a eu la même réaction que la dame après avoir rencontré Jésus, nous devons y penser sérieusement. Un fait miraculeux (ce que Jésus révèle de la femme) conduit à la foi en Jésus-Christ. Mais la vraie foi doit se fonder sur la parole même de Jésus reçue dans la prédication. Ce fut le cas des habitants de ce village des Samaritains.

Ses ennemis et des Juifs moins « pieux »

Examinons avec beaucoup d’attention ce que disent les adversaires et ennemis de Jésus. Nous savons qu’ils n’avaient pas intérêt à être tendres avec Jésus. Leurs réactions, comportements et attitudes sont riches d’enseignements. Malgré leurs préjugés. Un dicton de chez nous dit que « même si tu n’aimes pas le lièvre, il faut reconnaître qu’il court bien ». Honnêteté intellectuelle oblige.

Les ennemis ou adversaires de Jésus reconnaissent que ses œuvres dépassent les forces humaines ; mais ils refusent de les attribuer à la puissance de Dieu.

Des scribes : (des copistes, des hommes chargés de la transcription de la loi, et des interprètes de celle-ci)

Des scribes disaient un jour de Jésus : « Il est possédé de Béelzébul » (Matt. 12.22-30). Parce que ses adversaires, qui reconnaissent que ses œuvres dépassent les forces humaines, ne veulent pas les attribuer à Dieu, alors ils préfèrent les attribuer à Béelzébul, le chef des démons. Ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est nier le miracle.

L’un des malfaiteurs à la croix :

L’évangéliste Luc nous parle de deux malfaiteurs crucifiés en même temps que Jésus. L’un d’eux suit l’exemple de certains passants qui se moquaient du Seigneur. Mais l’autre a une réaction différente envers Jésus. Comme plusieurs personnes aujourd’hui quand on leur parle de péché, Jésus-Christ, fin du monde et vie éternelle, ce brigand se reconnaît d’abord pécheur. En plus, il reconnaît quelque chose concernant l’identité et la mission de Jésus. Il dit au premier brigand :

« Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. » (Luc 23.40-42)

Il dit donc par ces paroles que cet homme Jésus est effectivement «  le Messie, l’élu de Dieu » (Luc 23.35). L’innocence de Jésus a aussi été proclamée (v. 41) et par sa mort imminente, le brigand pénitent pense déjà au retour glorieux de Jésus dans son règne (23.42).

Des gens de la foule à Jérusalem :

« Il y avait dans la foule grande rumeur à son sujet. Les uns disaient : C’est un homme de bien. D’autres disaient : Non, il égare la multitude  » (Jean 7.12). Dans la même foule, certains lui répondirent, après qu’il leur avait révélé le complot de le faire mourir : «  Tu as un démon  » (Jean 7.20). D’autres pensaient plutôt : «  Celui-ci est vraiment le prophète. D’autres disaient : C’est le Christ. Et d’autres disaient encore : Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ ?  » Ils savaient, en effet, que selon les Écritures, le Messie ne viendrait pas de la Galilée. Il y a eu donc, à cause de lui, division parmi la foule (Jean 7.40,41,43). Toutes ces personnes voulaient savoir la vérité sur Jésus-Christ et s’interrogeaient franchement. Et ils ne pouvaient la trouver que dans les Écritures, comme Hérode en Matthieu 2.1-6. En effet, selon les Écritures, le Christ devait naître à Bethléhem en Judée. Est-ce une coïncidence ? Jésus est né effectivement à Bethléhem en Judée. Il faut le noter. À toutes les époques, les gens se sont divisés à propos de Jésus-Christ. Chacun doit donc lui-même répondre à la question : « Qui dites-vous que je suis ? »

Les huissiers : (des officiers dont la fonction est d’exécuter les jugements et ordres de justice)

Ces hommes de la loi chargés donc de faire arrêter Jésus-Christ l’ont d’abord écouté prêcher longuement, en attendant le moment propice. Ce qu’ils avaient entendu les avait impressionnés, et ils n’ont pas pu l’arrêter. Ils sont allés répondre aux principaux sacrificateurs et aux pharisiens que : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » (Jean 7.46).

Les principaux sacrificateurs et les pharisiens :

Ceux-ci traitaient Jésus d’«  imposteur  » (Matt. 27.63). Les autorités religieuses connaissaient l’annonce que Jésus avait faite à plusieurs reprises de sa résurrection (Matthieu 16.21; 17.22,23; 20.17-19), et ces propos les inquiétaient. Alors ils ont pris leurs précautions pour empêcher la « résurrection » de Jésus-Christ : la grosse pierre devant l’entrée de la tombe, le sceau du gouvernement, les soldats qui devaient la garder. Mais toutes les précautions de ses adversaires n’ont pu qu’attester plus sûrement la réalité de sa résurrection. La crainte des principaux sacrificateurs et des pharisiens était une crainte mal fondée, car les disciples ne pensaient guère voler la dépouille de Jésus. Les menteurs soupçonnent volontiers les autres d’user de fourberie. Mais que peuvent les précautions humaines contre le bras de Dieu ?

Des rois et gouverneurs

Le gouverneur Ponce Pilate :

Il proclama l’innocence de Jésus : la seconde comparution de Jésus devant Pilate montre combien celui-ci était embarrassé par le procès de Jésus-Christ. D’une part, il était convaincu de l’innocence de l’accusé. D’autre part, il ne savait pas comment apaiser les accusateurs violents (Marc 15.10). Il est étrange qu’un juge châtie l’accusé qu’il vient de déclarer innocent. Néanmoins, pour calmer les chefs juifs, Pilate proposa de lui infliger une flagellation et le relâcher :

« Vous m’avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, […] je ne l’ai trouvé coupable d’aucune des choses dont vous l’accusez, ni Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé. Pour la troisième fois, Pilate leur dit : Quel mal a-t-⁠il fait ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. » (Luc 23.14,15,22)

Le personnage de Pilate permet à l’auteur (Luc) de mettre en relief l’innocence de Jésus, affirmée aux versets 14 et 22.

Pilate voit ses tentatives pour libérer Jésus vouées à l’échec. Il se dissocie des accusateurs et des événements qui suivront, en se lavant les mains (Matt. 27.24; Deut. 21.6; Psaumes 26.6; 73.13). «  C’est votre affaire !  » Pilate prononce la même phrase que les grands prêtres et les anciens ont dite quand Judas était venu confesser devant eux qu’il avait livré un sang innocent (Matthieu 27.4). Pour des motifs différents, Pilate et les chefs juifs adoptent la même attitude. Se laver les mains de cette sorte était une coutume juive qui signifiait qu’il déclinait toute responsabilité dans ce meurtre. «  Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde » (Matt. 27.24,25).

Madame Pilate :

La femme de Pilate, cette même nuit, a eu un cauchemar à propos de Jésus ; elle a découvert en Jésus un juste, c’est-à-dire un homme de bien. Alors elle a fait parvenir à son mari le gouverneur un message lui disant : «  Ne te mêle pas de l’affaire de cet homme : il est innocent [ou juste]. J’ai fait, cette nuit, des rêves affreux à son sujet et j’en ai été fort tourmentée » (Matt. 27.19). Par ce moyen Dieu a donné un avertissement spécial au gouverneur Pilate. Peut-être que vous êtes convaincu que Jésus est effectivement un homme de bien, un juste, le Messie attendu des Juifs, en qui il n’y a aucun péché. Vous devez prendre au sérieux cette conviction. Pilate aurait acquitté Jésus en écoutant sa propre conscience et le conseil de son épouse, mais, hélas. Mis en présence de Jésus-Christ, il faut prendre parti. Vous aussi, cher lecteur, vous devez prendre parti. Absolument !

Le roi Hérode :

Lorsque Pilate apprit que Jésus était de la Galilée, il l’envoya chez Hérode, qui avait l’autorité sur cette province-là. Après, il informa les Juifs que Hérode non plus ne « l’a trouvé coupable d’aucune des choses dont vous l’accusez ; car il nous l’a renvoyé, et voici, cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort  » (Luc 23.14,15).

Des non juifs

Les mages : (La Bible ne nous dit pas qu’ils étaient trois ni rois. Mais elle parle de trois dons offerts par les mages : or, encens et myrrhe.)

« Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en orient, et nous sommes venus pour l’adorer. » (Matthieu 2.1,2)

Tous ceux qui le désirent trouveront Dieu, qu’ils soient au près ou au loin.

Le centenier romain :

Alors que les Juifs contemporains de Jésus l’ont rejeté, ce païen chargé de le garder, ayant vu le tremblement de terre et tout ce qui arrivait, se prononça sur Jésus. Le centenier, lui, dit : « Assurément, cet homme était Fils de Dieu » (Matthieu 27.54). Voici un observateur sérieux. Par ce qu’il a vu et entendu, en seulement quelques heures, au lieu de penser à une pure coïncidence, il se laisse convaincre et conclu que Jésus était ASSURÉMENT Fils de Dieu.

Satan et les démons

Voici des épisodes qui décrivent Jésus et le monde démoniaque, sur lequel il affirme son pouvoir.

Les démons :

« Que nous veux-tu ? Fils de Dieu ? Es-tu venu ici [c’est-à-dire sur le territoire des païens] pour nous tourmenter avant le temps ? » (Matthieu 8.29). La confession du démon est éclairante. Sa connaissance paraît plus poussée que celle des Juifs du temps, du moins en ce qui touche l’identité de Jésus. Il identifie Jésus comme le Fils du Dieu Très-Haut. Surtout, le démon se regarde comme déjà vaincu par la seule approche de Jésus. Il veut échapper à son sort. C’est pourquoi la supplication demeure sa seule arme.

Marc 1.23,24 : « De quoi te mêles-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. » Un conflit ouvert éclate entre Jésus et le monde des esprits opposés à l’établissement du royaume de Dieu (1.15). L’esprit mauvais se sent menacé.

Marc 3.11 : « Quand les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds en criant : Tu es le Fils de Dieu. » Ce sont les démons qui, grâce à leur connaissance, dévoilent l’identité de Jésus sous de nouveaux aspects. Plutôt que de contester le bien-fondé de leur confession, Jésus leur commande de se taire (v. 12).

Le diable :

« Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il [Jésus] eut faim. » Voici ce que Satan lui a dit :

« Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. […] Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » (Matthieu 4.1-11)

L’expression « si tu es le Fils de Dieu » doit être comprise comme « puisque tu es le Fils de Dieu ».

Des apôtres

Par plusieurs événements Jésus a manifesté sa puissance divine. Ses apôtres l’ont apprécié, tout en s’interrogeant par moment sur sa personne. Par exemple, Jésus apaisa une tempête : « Saisis de crainte, ils étaient étonnés et se disaient entre eux : Qui donc est-il celui-là, pour qu’il commande aux vents et à l’eau, et qu’ils lui obéissent ?  » (Luc 8.25). « Qui est-il ? » Les apôtres prennent conscience qu’une puissance divine vient de se manifester.

Simon Pierre :

« Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages de Césarée de Philippe. En route, il interrogeait ses disciples en disant : Qui suis-je, au dire des hommes ? Ils lui dirent : Jean-Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, l’un des prophètes. Puis il les interrogeait : Mais vous, qui dites-vous que je suis ? Pierre répondit en lui disant : C’est toi le Christ ! Jésus leur recommanda sévèrement de ne parler de lui à personne. » (Marc 8.27-30)

Nous arrivons au centre de l’Évangile. La question que Marc ne cesse de poser depuis le début est maintenant sur les lèvres de Jésus. Les réponses qu’on lui donne sont sans doute dignes de mention ; mais celle de Pierre apparaît comme la seule qui aille assez loin.

Après avoir donné certains enseignements difficiles à comprendre et accepter, Jésus vit plusieurs de ceux qui l’avaient suivi se retourner et l’abandonner. Il demanda alors à ses apôtres si, eux aussi, ils voulaient s’en aller. Simon Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous, nous avons cru et nous avons connu que c’est toi, le Saint de Dieu » (Jean 6.64-69).

Thomas :

Un des apôtres et compagnons de Jésus, Thomas ne veut pas croire à la résurrection de Jésus sur la parole des témoins oculaires ; mais il veut la vérifier par lui-même. Il symbolise tous les disciples qui ont hésité avant de croire à la résurrection de Jésus (Matt. 28.17; Luc 24.11; Marc 16.11-14) ; il est le type même de ceux qui, aujourd’hui encore, ne veulent croire que sur le témoignage matériel des miracles. Thomas refusait de croire sur la parole des témoins et exigeait des preuves palpables pour confesser la résurrection de Jésus. On ne dit pas que Thomas ait touché Jésus. L’apparition de Jésus et ses paroles ont été suffisantes pour changer les dispositions de Thomas et lui donner la honte de son attitude antérieure (Jean 20.24-29). « Alors Thomas s’écria : Mon Seigneur et mon Dieu ! » Thomas croit maintenant parce qu’il a vu Jésus vivant, qu’il l’a entendu et qu’il a reçu de lui la leçon dont il avait besoin. Il confesse donc que Jésus ressuscité est pour lui Seigneur et Dieu. Croire sans avoir vu, ce n’est pas croire sans motif, c’est croire sur le témoignage de la Parole de Dieu : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Dieu » (Rom. 10.17).

Judas Iscariot :

« Quand Judas, qui l’avait livré, vit que Jésus avait été condamné, il fut pris de remords et rapporta les 30 pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens en disant : J’ai péché en livrant un sang innocent. Mais ils dirent : Que nous importe ? C’est ton affaire ! » (Matt. 27.3,4)

Le remords de Judas n’est pas à confondre avec le repentir ou la conversion. Le traître se rend compte qu’il a mal fait ; mais il ne recourt pas à la miséricorde de Dieu : le péché le conduit à la mort (Rom. 5.12). « C’est ton affaire ! » Pilate emploiera la même formule pour se dissocier lâchement des accusateurs de Jésus (Matt. 27.24). Et le sanhédrin, insensible au remords de Judas, comme à l’innocence de celui qu’ils vont tuer, observera avec scrupule une prescription légale. Cet argent devenu impur en étant relié à la mort de Jésus servira à l’achat d’un endroit impur (un cimetière) destiné aux étrangers morts à Jérusalem.

Nathanaël :

Philippe, un autre apôtre de Jésus, a raconté à Nathanaël que ce Jésus de Nazareth était celui dont Moïse avait parlé dans la Loi. Alors ce dernier a répondu à Jésus, qui venait de faire preuve d’une connaissance miraculeuse : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » (Jean 1.49).

Jean-Baptiste et les prophètes

La plupart des Juifs ont négligé les prophéties bibliques au sujet du Messie qui devait venir en Israël. Ils ne les ont pas étudiées pour les voir s’accomplir. Mais voici ce que disent certains des prophètes bien connus :

Ésaïe 7.14 : Le prophète (environ 700 ans av. J.-⁠C.) a prédit qu’une vierge accoucherait le Messie :

« C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. »

Nous voyons son accomplissement en Matthieu 1.20-23 et Luc 1.31-35, où Marie a accepté de remettre son honneur à Dieu, d’où une grossesse sans père humain.

Michée 5.1-3 a prédit son lieu de naissance : « Et toi, Bethléhem Éphrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité. » Son accomplissement se trouve en Matthieu 2.1-6.

Jérémie 31.15 a prédit le massacre des innocents par Hérode après le passage des mages : « Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants. » Son accomplissement en Matthieu 2.16-18 :

« Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. »

Ésaïe 53.3 a prédit le mépris de Jésus par les Juifs :

« Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. »

Son accomplissement se trouve en Jean 1.11 : « Elle [la parole = Jésus] est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. » Et Jean 5.43 : « Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevez. »

Psaume 41.10 a prédit la trahison de Judas : « Celui-là même qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain lève le talon contre moi. » Son accomplissement est rapporté dans tous les quatre Évangiles. En Matthieu 26, par exemple, nous lisons :

« Pendant qu’ils mangeaient, [Jésus] dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera. […] Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c’est celui qui me livrera. […] Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit : Tu l’as dit. » (Matthieu 26.21,23,25)

Jean-Baptiste : 400 ans se sont écoulés entre Malachie, le dernier prophète de l’Ancien Testament et Jean Baptiste, le premier prophète du Nouveau Testament. Jean-Baptiste a donc été le précurseur de Jésus-Christ, celui qui l’annonce, le baptise et l’introduit dans son ministère. Il a dit de lui :

« Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. […] J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. […] Celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit. » (Jean 1.29-34)

Des anges

Dieu envoie l’ange Gabriel annoncer et présenter Jésus-Christ et sa mission. Luc 1.26-37 :

« Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. […] L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. […] Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. […] Car rien n’est impossible à Dieu. »

L’évangéliste Matthieu raconte la manière dont l’ange présente la nouvelle à Joseph, le fiancé de Marie. Matthieu 1.18-⁠21 :

« Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

La grossesse de Marie est affirmée ici comme un fait qui n’exige ni d’être expliqué ni d’être établi. Et Matthieu veut amener ses lecteurs à reconnaître chez Joseph l’obéissance d’un croyant. Matthieu 1.25 : «  Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » Ce verset indique que Joseph n’eut rien à voir dans la naissance de Jésus, qui a été un pur don de Dieu aux hommes.

Jésus-Christ est encore présenté aux bergers par l’ange comme un « Sauveur » et le Seigneur. Luc 2.10-14 :

« Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. […] Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! »

Dieu le Père

Dieu lui-même a pris soin de faire entendre sa voix à des gens (disciples ou non) que Jésus était son Fils.

Lors du baptême de Jésus-Christ par Jean-Baptiste : « Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection  » (Matthieu 3.16,17).

À la montagne lors de la transfiguration : « Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée. Et de la nuée sortit une voix, qui dit : Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le » (Luc 9.34,35).

En Jean 12.28, Jésus, parlant de sa mort, s’est adressé à Dieu son Père : « Père, donne gloire à ton nom ! Une voix se fit alors entendre du ciel  : Je l’ai déjà glorifié et je le glorifierai de nouveau. »

Jésus-Christ

Que dit-il de lui-même ? Les parents de Jésus (Joseph et Marie) avaient l’habitude de se rendre chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Cette année-là Jésus était âgé de 12 ans, et il les accompagna. L’ayant perdu de vue après la fête pendant leur retour, ils l’ont retrouvé trois jours après, enseignant dans le Temple. Suite à leur réprimande, « Jésus leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ?  » (Luc 2.49).

En Jean 5.17,18 aussi, Jésus se réfère à Dieu comme son Père :

« Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce quil appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. »

Les membres du sanhédrin dirent à Jésus en Luc 22.67-71 :

« Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis. Alors ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l’avons entendu nous-mêmes de sa bouche. »

Si Jésus avait dit qu’il n’était pas le Fils de Dieu, peut-être qu’il aurait sauvé sa vie. Mais il a refusé de mentir. Il a proclamé devant les autorités, publiquement et solennellement, qu’il est le Fils de Dieu.

Les Samaritains attendaient un Messie qui devait, lors de sa venue, manifester la vérité. La femme samaritaine (Juive métissée) n’a pas compris que l’heure de l’accomplissement de cette attente était arrivée, mais elle espérait encore la manifestation de ce Messie. Pourtant, le Messie que les Samaritains attendaient était là. « Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle  » (Jean 4.26).

En Jean 8.58,59 Jésus dit, en parlant aux Juifs : « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, JE SUIS. Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui. » L’expression « Je suis » est l’un des noms de Dieu (Exode 3.14). Les Juifs l’ont compris de cette façon et, ne croyant pas que Jésus soit plus qu’un homme, l’ont considéré comme coupable d’un blasphème.

Ailleurs Jésus dit : « Moi et le Père nous sommes un », et : « Celui qui m’a vu a vu le Père. […] Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres » (Jean 14.9,11). En fait, l’esprit et la pensée, les paroles et les œuvres, le caractère et la nature de Christ reflètent parfaitement ceux du Père. Ainsi, comme le Père est, ainsi est le Fils, pour que les hommes puissent l’honorer comme ils honorent le Père (Jean 5.23; 15.23).

Les miracles de Jésus

Par ses innombrables miracles, nous pouvons noter que Jésus a effectivement « tout pouvoir ». Examinons quelques-uns :

Sur la nature : Étant avec ses disciples dans une barque secouée par une tempête, Jésus « menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme. [Les disciples] furent saisis d’étonnement : Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matt. 8.26,27) ; les apôtres « virent Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la barque… » (Jean 6.19) ; il multiplia cinq pains et deux poissons pour nourrir environ cinq mille hommes (Jean 6.1-14) ; il sécha un arbre vert, par une simple parole, en une journée (Matt. 21.18-21) ; il changea aussi l’eau en vin (Jean 2.1-11).

Sur toutes sortes de maladies (Matthieu 12.15) : Il guérit tout, en allant des maladies les plus simples, telles qu’une « fièvre » (Matt. 8.14,15), aux maladies chroniques et souvent incurables : l’hémorragie (Marc 5.25-34), la cécité (Marc 10.46-52; Jean 9.1-41), la lèpre (Marc 1.40-42), la bosse (Luc 13.10-17) et l’infirmité (Matt. 9.1-7; Jean 5.1-15).

Sur les démons : Au pays des Gadaréniens, un homme possédé de plusieurs démons dormait dans les sépulcres.

« Personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne. Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait été lié de chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les fers, et personne n’avait la force de le dompter. » (Marc 5.3,4)

Jésus ordonna à cette « légion » de démons de sortir de l’homme, et ils n’avaient pas de choix. Malgré eux, ils obéirent à son autorité.

Sur la mort : Jésus a rendu la vie à plusieurs personnes, telles que la fille d’un des chefs de la synagogue, Jaïrus, et le fils unique d’une veuve, un jeune homme qu’on s’apprêtait à enterrer (Luc 7.11-17). Il ressuscita aussi Lazare, son ami intime, qui était mort depuis quatre jours (Jean 11.38-44). Un autre fait assez intéressant à noter : à la mort de Jésus, voici ce qui s’était passé :

« Les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. » (Matthieu 27.52,53)

Donc, par sa mort il a vaincu la mort ; c’est pourquoi les tombeaux se sont ouverts.

Un mot sur sa mort avant de parler de sa résurrection : sa mort avait été constatée, d’abord par ses bourreaux. Ils savaient reconnaître un mort et n’ont pas jugé nécessaire de lui briser les pieds (pour le faire mourir), mais ils ont pris soin de percer son côté. En plus, sa mort a été constatée par le monde qui était venu assister à sa crucifixion. Ce n’était donc pas secret, car il y avait beaucoup de témoins. En outre, ses ennemis, qui avaient intérêt à ce que Jésus meure effectivement en leur présence, se sont assurés de sa mort. Ils étaient décidés à en finir une bonne fois pour toutes avec cet « imposteur ». Enfin, les amis et parents de Jésus devaient donner une sépulture digne à Jésus. « Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs » (Jean 19.40). À supposer que toutes ces personnes se soient trompées et que Jésus ne soit pas encore mort quand on le descendit de la croix, il n’aurait pas survécu après être enterré dans ce tombeau froid et obscur, sans soins, emballé de bandes avec des aromates gluants, ayant des hémorragies aux mains, aux pieds et au côté percé. Il serait quand même mort avant le troisième jour. Sa mort était donc incontestable.

Sur sa propre mort : La résurrection de Jésus est le plus grand de ses miracles. Jésus lui-même avait annoncé à ses disciples à plusieurs reprises et souvent en présence de ses ennemis «  qu’il serait mis à mort et qu’il ressusciterait le troisième jour  » (Jean 2.18-22; Jean 10.17,18; Matthieu 16.21). C’est pourquoi, après sa mort, ses ennemis s’efforcèrent d’éviter que les disciples de Jésus aient même la possibilité de prétendre qu’il était ressuscité. Sur leur ordre la grosse pierre qui fermait l’entrée du tombeau fut scellée et le sépulcre fut gardé par des soldats.

« Les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. […] Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre. » (Matthieu 27.62-66)

Sa résurrection était aussi incontestable que sa mort. Plusieurs personnes ont vu Jésus ressuscité. Il est apparu à ses disciples. Ils lui ont parlé. Il est apparu d’abord à Marie de Magdala qui le prenait pour le jardinier (Jean 20.15-18), ensuite à plusieurs des disciples apeurés et enfermés dans une chambre (Jean 20.19-23). Huit jours après sa première apparition, il se révèle encore à eux, cette fois en présence d’un des disciples qui avait du mal à croire que Jésus soit effectivement ressuscité : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! », lui dit-il (Jean 20.24-29). Le récit de l’apparition à Thomas est conduit de façon à montrer que la foi sans vision, la foi qui n’exige pas de miracles et de preuves matérielles, l’emporte sur celle qui est commandée par des prodiges extérieurs ou qui en réclame. Vingt ans après la mort de Jésus, Paul écrivit qu’il

«  est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts [il y avait possibilité de vérifier les faits à ce moment]. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton. » (1 Corinthiens 15.5-8)

Cette résurrection va galvaniser les apôtres, qui vont prêcher l’Évangile avec beaucoup de courage et de zèle. Actes 2.22-24 :

« Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; […] vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.  »

Malgré l’intimidation du sanhédrin, la flagellation et les menaces de toutes sortes, les apôtres seront plus déterminés que jamais :

« Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois. » (Actes 5.29,30)

Sa mission

Compte tenu du péché de l’homme que le Dieu omniscient avait vu d’avance, la mission de Jésus de sauver l’humanité qu’il « a tant aimée » a été voulue par Dieu. L’Église ne vient pas de l’esprit humain ; l’homme ne l’a pas créée. Il ne la contrôle ni ne la soutient. L’Église est l’idée et la création de Dieu, et de Dieu seul. Avant le premier péché, Dieu avait projeté le pardon.

L’Église n’est pas arrivée par accident et sans préambule. La Bible nous montre très clairement que l’Église a d’abord été planifiée avant la création du monde. Ce n’était pas un plan B de Dieu. Voici ce que dit l’apôtre Paul par inspiration :

« … que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Église la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur. » (Éphésiens 3.10,11)

L’Église a ensuite été prophétisée dans l’Ancien Testament à plusieurs reprises. Pour ne citer qu’un seul exemple, on peut lire dans le livre de Daniel que

« Le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne passera pas sous la domination d’un autre peuple ; il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. » (Daniel 2.44)

En réalité, le royaume et l’Église sont inséparables ; dans certains passages bibliques, les termes sont même interchangeables. Avant Actes chapitre 2, l’Église et le royaume sont tous les deux présentés comme des réalités futures. Jésus dit en Matthieu 16.18 : « Je bâtirai mon Église. » Il dit en Matthieu 4.17 : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » Après le jour de la Pentecôte, décrit en Actes 2, l’Église et le royaume sont présentés comme étant alors venus, et les disciples en faisaient partie. Actes 2.47 dit que « le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés », et Paul dit en 1 Corinthiens 15.9 qu’il avait persécuté l’Église de Dieu. Évidemment, l’Église existait déjà quand ces deux passages ont été écrits. Mais le royaume existait également après Actes 2. Apocalypse 1.6 dit que Jésus « a fait de nous un royaume ». On constate que Jésus avait déjà donc fait des chrétiens un royaume.

Notez aussi que l’Église et le royaume sont tous les deux composés de ceux qui ont été rachetés par le sang de Jésus. En Actes 20.28, Paul dit aux anciens de l’Église d’Éphèse de « paître l’Église du Seigneur qu’il s’est acquise par son propre sang ». En Apocalypse 5.9,10 la louange suivante est adressée à Jésus :

« Tu es digne […] ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu. »

Jésus s’est acquis l’Église par son sang, et c’est à ce même prix qu’il a racheté ceux dont il a fait un royaume.

En Matthieu 16.18,19 Jésus parle de l’Église, et sans avoir l’air de changer de sujet, il parle du royaume :

« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur ce roc je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

Pourquoi Jésus passe-t-⁠il directement de son intention de bâtir son Église à son intention de donner à Pierre les clefs du royaume ? C’est parce que ces deux termes s’appliquent à la même institution divine.

Enfin, l’Église a effectivement été établie, comme nous l’avons vu, en Actes 2, à Jérusalem lorsque Pierre a prêché et que « ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés, […] environ 3 000 âmes » (Actes 2.41). Ainsi fut fondée l’Église que Dieu avait en tête avant la fondation du monde, pour laquelle il s’était choisi un peuple (Israël), d’où son Fils, Jésus, devait naître. En effet, Jésus est venu sur terre pour racheter l’homme du péché.

L’apôtre Pierre avait écrit ceci :

« Vous savez en effet que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous. » (1 Pierre 1.18-20)

Ce qu’est l’Église pour Jésus

Beaucoup de personnes ne comprennent pas l’Église parce qu’elles ignorent ce qu’elle est, son but, son importance et son œuvre. Le mot « Église » vient du mot grec « ekklesia », qui veut dire « ceux qui sont appelés dehors ». L’Église est donc un corps de gens séparés, ceux qui ont été appelés hors du monde pour être dans le royaume du cher Fils de Dieu (Col. 1.13). L’Église est l’épouse de Christ, le corps spirituel de Christ (1 Cor. 12.27), composé de ceux qui ont obéi à Christ (Héb. 5.8,9) et qui sont, par conséquent, sauvés par lui et rajoutés à l’Église (Marc 16.16; Actes 2.47). En d’autres termes, l’Église se compose de ceux qui suivent Christ. Jésus a dit en Matthieu 16.18 : « Je bâtirai mon Église. » C’est pourquoi l’Église doit porter le nom de son propriétaire, celui qui l’a établie, Jésus-Christ (Rom. 16.16). Une Église qui n’a pas pour chef Jésus-Christ, qui a un fondateur autre que lui, n’est pas l’Église de la Bible. La Bible décrit l’Église comme étant :

  1. Le corps de Christ, avec Christ comme sa tête (Éph. 5.23, Col. 1.18) ;
  2. Le royaume de Dieu ; or, « royaume » sous-entend un roi, et Christ est ce Roi (Apoc. 17.14). Le monde est son territoire, et tous les hommes sont donc ses sujets ; mais les chrétiens sont les citoyens de ce royaume, et le Nouveau Testament est sa loi.

Dieu avait choisi de sauver tous ceux qui entreraient dans le corps de Christ. Les chrétiens sont donc « élus » selon la prescience de Dieu le Créateur (1 Pierre 1.2). Les saints de Dieu, rachetés par le sang précieux de Jésus, ont leurs noms inscrits dans le livre de vie depuis la fondation du monde (Apoc. 13.8).

Les avantages de ceux qui appartiennent à ce royaume, à cette Église, sont évidents. Ils font partie de l’action de Dieu dans ce monde ; ils vivent victorieusement, car le royaume de Dieu est plus fort que les royaumes du monde, plus puissant que la mort elle-même. Ils jouissent, en plus, d’un avenir éternel avec Dieu. Ils vivent et œuvrent dans l’assurance d’une existence qui ne se ternira ni ne se fanera avec le temps. Enfin, ils ont une vraie famille spirituelle (des frères, des sœurs, des pères et des mères) à travers le monde. La famille de Dieu est potentiellement aussi grande et large que la famille humaine. Aucune race, aucune vie passée, aucune culture n’empêche l’entrée dans cette famille (Actes 15.16-18). Donc, en Christ, le temporel cède la place à l’éternel, et les mortels deviennent immortels, dès lors qu’ils entrent dans le royaume éternel de Dieu. Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort » (Jean 11.25). Même la mort biologique ne peut plus nous faire du mal. Comme le dit l’apôtre Paul : « Christ est ma vie et la mort m’est un gain » (Phil. 1.21). La mort, pour le chrétien, est un avantage, une bénédiction, et non une tristesse. Si vous vivez pour ce monde seulement, vous perdrez et ce monde et celui à venir. Mais si vous vivez pour le monde à venir, vous recevrez des bénédictions dans l’un et aurez accès à l’autre !

La mission de l’Église sur terre est significative : déclarer la loi ou la volonté de Dieu à toutes les nations ; vivre et prêcher la paix à toutes les nations. Cette paix n’est pas seulement psychologique, physiologique et sociologique, mais surtout spirituelle, car elle nous assure que nous avons un Sauveur.

Cette Église est appelée l’épouse de Christ, son corps, son royaume sur terre.

Conclusion

Que devons-nous retenir de cet homme ?

Personne n’a découvert Dieu, comme Louis Pasteur a découvert les microbes, comme Christophe Colomb a découvert l’Amérique, etc. Mais Dieu s’est révélé à l’homme par Jésus, appelé le Christ (Jean 1.1-5,14,18). De la perspective physique, nous parlons de l’humanité de Jésus, mais de la perspective spirituelle, nous parlons de la divinité de Jésus. À l’analyse honnête de tout ce qui précède, on peut comprendre que Jésus était à la fois un homme réel et une personne divine. Il n’a pas simplement semblé être humain, mais le divin est effectivement devenu chair (Jean 1.1-4,14).

« L’ange lui répondit [à Marie] : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le Saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » (Luc 1.35)

Déjà dans le sein de sa mère, il était Dieu : « Dès qu’Élisabeth [sa cousine] entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit » (Luc 1.41).

Maintenant, à l’analyse de tout ce que les gens de son époque ont dit de lui et de ses œuvres connues de tous (la population, les chefs religieux, ses ennemis, les démons et les autorités civiles), on ne peut qu’être frappé d’étonnement. En effet, pour quiconque veut être honnête avec lui-même, sans préjugé ni parti pris, et qui tient réellement à se faire une idée très exacte de Jésus, il dira que tout étonne en lui.

L’autorité de Jésus étonne : il se comporte comme un envoyé de Dieu, qui connaît lui-même la pensée de Dieu, qui ne s’appuie sur aucune tradition humaine. Avec autorité il accule l’auditoire à choisir entre la conversion et le refus net de Dieu (Marc 1.15).

Les miracles de Jésus étonnent : aucun homme avant ou après lui n’a pu être maître de la nature et des maladies comme lui. Des gens ont contesté l’origine de ses miracles, mais jamais nié leur existence.

L’accomplissement des prophéties à son sujet étonne : des centaines d’années après ces prophéties, elles se sont réalisées dans les moindres détails.

Le fait qu’il ait vécu sans pécher étonne (Héb. 4.15; Jean 8.29). Il a triomphé dans chaque détail, que ce soit la convoitise de la chair, la convoitise des yeux ou l’orgueil de la vie (1 Jean 2.16).

La connaissance du diable et de ses démons concernant Jésus étonne.

La voix de Dieu à son sujet lors de son baptême et sur la montagne étonne.

Sa résurrection, prédite et réalisée le troisième jour après sa mort, étonne beaucoup. Cette résurrection a fourni la preuve qu’il était le Fils de Dieu. « … Et déclaré Fils de Dieu avec puissance, […] par sa résurrection d’entre les morts », a dit l’apôtre Paul en Romains 1.4. C’est aussi la preuve qu’il est toujours vivant et qu’il peut ramener de la mort à la vie tous les hommes de leurs tombeaux au dernier jour. Il prendra sûrement tous ceux qui l’adorent et le servent pour l’éternité.

Ses apparitions et disparitions étonnent aussi.

Son enlèvement au ciel en présence de ses disciples étonne encore plus.

En passant en revue ces différents faits incontestables, on découvre en Jésus – honnêteté intellectuelle oblige – un homme spirituel, exceptionnel, envoyé de Dieu. Les disciples avaient reconnu en Jésus le Fils de Dieu (Matt. 14.33). Certains d’entre eux furent tués, lapidés, jetés aux fauves, brûlés vifs, et même, selon la tradition, crucifiés. Mais les survivants n’ont pas renoncé à leur foi.

Personne n’a jamais pu reprocher en Jésus la moindre faute. Pas une seule fois il n’a été obligé de s’excuser ou de demander pardon. Il n’y avait en lui aucune trace d’égoïsme, de jalousie, de méchanceté. Il était toujours animé de l’amour le plus pur. Il était un homme parfait sous tous les rapports. Même Judas Iscariot qui l’avait livré fut pris de remords et fit un aveu devant ses ennemis : « J’ai péché en livrant un sang innocent. » De même, Ponce Pilate, le gouverneur romain devant lequel il a comparu, a avoué n’avoir trouvé aucune raison de le condamner.

Au début, ses disciples l’ont considéré comme un grand maître et un puissant guérisseur. En l’observant et l’écoutant, ils sont peu à peu arrivés à la conviction qu’il était un prophète ; bien plus, qu’il était le Fils de Dieu.

Il est venu sur la terre pour servir et pour permettre à l’humanité entière de connaître Dieu et lui montrer, voire pour devenir le chemin qui conduit à la vie éternelle.

Après avoir lu ces quelques lignes, permettez que je vous pose la question suivante, celle que Jésus a lui-même posée à ses apôtres : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Vous ne pourriez pas éviter cette question. Si vous répondez comme ses disciples et obéissez scrupuleusement à sa Parole, vous serez sauvé. Si vous refusez de croire en lui et d’obéir à sa Parole, vous serez éternellement perdu dans vos péchés.

Désirez-vous être sauvé par lui ? Voulez-vous vous réconcilier avec Dieu par Christ, quels qu’en soient le prix ou les conséquences ? Si vous répondez affirmativement, sûrement vous poserez les mêmes questions que les Juifs en Actes 2.37 : « Hommes frères, que ferons-nous ? », ou comme le geôlier de Philippes en Actes 16.30 : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? »

Cher(e) ami(e), si telle est votre question, alors :

  1. Il vous faut d’abord croire (Jean 3.16; Actes 16.29-34) ;
  2. Il vous faut ensuite vous repentir de vos péchés, c’est-à-dire reconnaître vos péchés, vos rebellions, les regretter sincèrement, vous détourner de ces péchés pour vous tourner résolument vers le Christ pour le restant de votre vie (Actes 2.38; 3.19; 17.30,31) ;
  3. Il vous faut en plus confesser votre foi, dire devant les autres que vous croyez en Christ (Actes 8.37; Matt. 10.32,33) ;
  4. Et enfin il faut vous faire baptiser pour le pardon de vos péchés (Actes 2.38; 22.16), et demeurer fidèle jusqu’à votre mort.

Cher(e) ami(e), ou bien Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, comme il l’a affirmé lui-même (Marc 14.62; Jean 4.26), ou bien il est un fieffé menteur, un illuminé ou un homme possédé d’un démon. Ainsi, vous devez, soit tout accepter de lui ou tout rejeter en bloc. Mais il ne suffira pas de dire : « Assurément celui-ci est Fils de Dieu », comme le centenier au pied de la croix. Certes, c’est le premier pas, mais vous devez lui obéir pleinement.

Voulez-vous vous convertir maintenant ? Prenez cette sage décision, pour éviter la colère de Dieu. Convertissez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Cher(e) ami(e), la question demeure : « ET QUI DITES-VOUS QUE JE SUIS ? » QUI EST JÉSUS ? On ne peut être neutre devant cette question pertinente à laquelle chacun doit absolument répondre. C’est de votre choix que dépend maintenant votre destinée éternelle.