La folie de remettre au lendemain

Qui ne connaît l’histoire de Jésus, de sa naissance ? Qui ne connaît au moins une petite partie de ses enseignements ? Qui n’a pas entendu parler de sa mort, de sa résurrection et de la signification de sa venue sur terre ? Très peu de gens, n’est-ce pas ? Vous êtes d’accord.

Vous, au moins, vous connaissez tout cela. Vous savez que le Christ vous aime, qu’il est mort pour vous.

Vous croyez que tout être humain devra rendre compte un jour à Dieu, que votre âme a besoin d’être sauvée et que le sacrifice de Jésus n’a pas de signification sans décision personnelle de votre part. Il n’y a probablement aucun doute au sujet de tout cela dans votre esprit, j’en suis presque persuadé.

Mais, cernons le problème d’un peu plus près, et vous comprendrez où je veux vraiment en venir. Permettez-moi d’entrer un instant dans votre vie spirituelle en vous posant une question qui, sans conteste, est, sinon directe, du moins certainement indiscrète : jusqu’à présent, qu’avez-vous fait pour chercher à connaître la volonté de Dieu, à comprendre les enseignements de son Fils, à devenir un véritable chrétien se conformant aux prescriptions du Nouveau Testament ?

Évidemment, seul vous pouvez répondre à cela.

Mais, si la réponse est « rien » ou « presque rien », je peux probablement vous en donner la raison profonde. Vous attendez ! Mais quoi ? Vous remettez votre décision au lendemain après avoir été sans doute touché momentanément par tel ou tel message donné sur l’Évangile. Le fait que vous soyez en train de me lire en ce moment prouve bien que vous êtes probablement un être sensible, religieux, aimant Dieu même. Alors ?

Croyez-vous ?

Si je vous demandais, à cet instant précis : « Croyez-vous que Jésus est capable de vous sauver ? », votre réponse serait certainement « oui ». Mais croire, cela suffit-il ? La Bible en Jacques 2.19 dit : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. »

Avez-vous jamais tremblé à l’idée de ce qui va arriver à l’être humain quand il devra se présenter devant son Créateur lors du jugement dernier ? Si vous le faites, alors vous devez être empreint du désir de changer, et vous n’attendrez pas pour obéir aux enseignements de Jésus-Christ.

Un médecin vous ausculte et découvre que votre vie dépend d’une opération chirurgicale urgente. Que faire ? Il y a deux solutions : ou bien vous avez confiance en son diagnostic et décidez de subir cette opération, ou alors vous mettez son opinion en doute et vous décidez d’attendre encore un peu… pour voir.

Au milieu de la nuit, quelqu’un crie dans la maison : « Au feu… La maison brûle ! » Là encore, il existe deux alternatives. La première, vous vous retournez dans votre lit et dites : « Laissez-moi dormir ! », et vous ne croyez pas celui qui vous prévient. La deuxième : vous vous levez en toute hâte, et vous sortez parce que vous croyez bel et bien que votre habitation est en flammes.

Ces deux récits imaginaires, nous démontrent qu’attendre ou remettre au lendemain, c’est en fait ne pas croire.

L’Ancien Testament nous raconte avec force détails l’histoire des Israélites. On peut y lire qu’ils hésitèrent, remirent, tergiversèrent sans cesse pour suivre la volonté d’un Dieu qui pourtant les protégeait sans cesse, les couvait littéralement.

Croire, c’est agir !

Un épisode, celui de leur délivrance d’entre les mains des Égyptiens, qui les maintenaient en esclavage depuis des siècles, est particulièrement significatif.

Dieu ouvre la mer Rouge sous leurs pas pour ensuite engloutir l’armée égyptienne qui les poursuivait. Plus tard, ils sont attaqués par les Amalécites, et Dieu leur donne la victoire. Il les nourrit, les abreuve lors de leur traversée du désert du Sinaï. Ni leurs chaussures ni leurs vêtements ne s’usent, et Dieu pourvoit à leurs moindres besoins.

Les Israélites arrivés devant le mont Sinaï, il leur donne encore une éclatante démonstration de sa puissance et leur donne une loi. Enfin, les voici en vue de la Terre promise. Là, ils décident d’envoyer douze espions dans le pays avant de l’investir. À leur retour, dix d’entre eux rapportent ceci : « Leurs villes sont fortifiées, leurs hommes sont des géants, nous sommes des sauterelles à leurs yeux. » Par contre, les deux autres, plus réalistes, disent en substance : « Nous pouvons gagner ! Allons-y ! Dieu nous donnera la victoire ! » Mais le peuple d’Israël préfère suivre le premier avis et refuse d’entrer dans ce pays que Dieu pourtant avait promis (Nombres 13, 14). Savez-vous pourquoi ? Hébreux 3.19 répond à cette question : « Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité. » Ils hésitèrent et refusèrent de marcher vers ce pays à cause de leur manque de foi, de confiance en Dieu. Ne trouvez-vous pas que notre hésitation est similaire ? Dieu nous donne tout ce que nous possédons. Nous le savons, nous sommes prêts à l’admettre, mais nous n’en refusons pas moins de l’écouter.

Vous avez certainement entendu parler de Blondin, ce fameux funambule français qui alla jusqu’à traverser les chutes du Niagara en marchant sur un câble et poussant devant lui une brouette ? À son retour au point de départ, il fut salué par un tonnerre d’applaudissements, car son exploit tenait du prodige. Il demanda alors : « Combien d’entre vous sont-ils persuadés que je suis capable de refaire le même trajet mais cette fois avec un homme assis dans la brouette ? » Toutes les mains se levèrent. Il dit alors : « Très bien, que l’un d’entre vous s’avance et partons. » Il n’y en eut pas un seul !

Si je vous demandais maintenant de lever la main si vous croyez en Dieu de tout votre cœur, si vous êtes pleinement persuadé que Jésus est son Fils et votre Sauveur, si vous savez que l’homme n’a que deux alternatives : aller en enfer ou au paradis, que feriez-vous ? Je suis certain que mentalement vous l’avez déjà fait.

Par contre, si je demandais à ceux qui, à partir de cet instant même, ont décidé de faire toute la volonté de Dieu de se lever, combien en aurions-nous ? Combien ? Pas beaucoup ! Savez-vous pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de simplement croire que de prendre une décision.

Sachons pourtant que remettre notre décision d’obéir, de changer, au lendemain, c’est prouver d’une manière absolue que nous n’avons pas foi en Dieu et que nous n’avons, au fond, pas vraiment confiance dans ses promesses.

Dieu veut, comme tout bon Père, que nous lui obéissions ; il est patient, et la Bible nous dit en 2 Pierre 3.9 : « Le Seigneur […] ne veut pas qu’un seul périsse ; au contraire il veut que tous arrivent à la repentance. » Cette persévérance à attendre a cependant des limites même pour Dieu.

Un papa, aussi rempli d’amour soit-il pour ses enfants, peut leur demander gentiment plusieurs fois de faire telle ou telle chose, mais s’il voit qu’il n’est pas obéi, ou que chaque fois, on invoque des excuses, il finit par être excédé et se trouve dans l’obligation de sévir. Il les corrige d’ailleurs, parce qu’il les aime !

Je pense que les êtres humains se trompent lourdement sur la nature de Dieu, quand ils pensent qu’il est de toute manière infiniment bon et que, quoi qu’ils fassent, il finira tout de même par leur accorder la vie éternelle.

On n’a que trop tendance à penser qu’il suffit d’avoir une bonne morale personnelle, d’être gentil avec tout le monde pour que Dieu nous accorde la vie éternelle. C’est là faire totalement abstraction de sa volonté contenue dans le Nouveau Testament. C’est là vouloir se passer d’une chose qui s’appelle la grâce de Dieu pour se justifier à ses propres yeux par ses œuvres.

L’apôtre Paul dit, en Romains 2.3 et 5 :

« Penses-tu, ô homme, […] que tu échapperas au jugement de Dieu ? […] Par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu. »

Dans le livre de Jacques, au chapitre 2 et au verset 20, il est également dit : « Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? »

Nous pouvons donc affirmer formellement qu’en plus des œuvres, il nous faut aussi la foi. Or, remettre sans cesse notre obéissance est prouver précisément notre manque de foi.

Nonobstant les meilleures excuses, il faut que nous réalisions le fait que retarder notre acceptation du Seigneur Jésus et de sa doctrine, c’est vivre en marge du christianisme et nous exposer à la juste colère de Dieu. Nous avons beau dire : « J’ai trop de problèmes à résoudre avant d’obéir, la vie chrétienne est trop dure, je suis trop vieux ou trop jeune, je le ferai plus tard, je ne suis pas tout à fait prêt, je ne suis pas assez bon… », tout cela ne change rien au fond du problème !

Chaque jour qui passe est un jour de désobéissance dans votre vie, un jour de danger mortel que vous vivez sans peut-être même vous en rendre compte.

Je donnerais n’importe quoi pour vous faire comprendre aujourd’hui que l’être humain n’a que deux alternatives : vivre avec le Christ ou vivre sans Christ. Il le dit lui-même, et ses paroles devraient sonner comme un glas à nos oreilles : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » (Matthieu 12.30).

Dans le royaume ou en dehors ?

Oui, on est dans le Royaume ou en dehors avec Satan, dans la lumière ou dans les ténèbres, et on ne peut se tenir à cheval entre l’obéissance et la désobéissance à la Parole de Dieu.

Avez-vous jamais pensé à l’influence que vous exercez, sans le savoir peut-être, sur votre entourage ? Vous avez une bonne ou une mauvaise influence, il n’y a rien à faire. En refusant de faire la volonté de Dieu, vous retenez certainement quelqu’un d’autre d’en faire autant. Votre femme, votre mari, votre enfant, vos parents attendent peut-être le pas que vous devez faire.

Je regrette de devoir dire que certains hommes devraient être tenaillés par la peur à l’idée qu’ils n’ont pas conduit les êtres qui leur sont chers vers le Sauveur. Je ne veux pas passer dix secondes en enfer, mais je désire encore moins que ceux que j’ai de plus chers au monde, ma femme et mes enfants y aillent ! Plutôt y aller moi-même que de les savoir éternellement perdus.

Souvenez-vous de l’histoire du « Titanic » ? Il était réputé « insubmersible » et avait été construit pour naviguer précisément là où flottaient des icebergs. Pendant son voyage inaugural, on lui envoya un message pour lui en signaler un de particulièrement volumineux dans les parages. Le capitaine décida cependant de faire maintenir la même vitesse au navire, car il ne croyait pas vraiment à la réalité du danger. Il remit à plus tard les précautions. Vous connaissez la suite… 1 500 personnes trouvèrent la mort dans la catastrophe qui s’ensuivit.

Attendre, c’est faillir, c’est désobéir à Dieu, c’est prouver qu’on ne croit pas en lui et son Fils.

Écoutez Jacques vous dire :

« Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! Car, qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît. » (Jacques 4.14)

Si vous pouviez maintenant me poser la question que d’autres ont posée à l’apôtre Pierre : « Homme frère, que dois-je faire pour être sauvé ? », mon cœur serait dans la joie, et je vous répondrais en employant ses propres mots : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés. »

Qu’attendez-vous, dites, qu’attendez-vous ?