Le caractère unique de Jésus-Christ

On ne peut placer le christianisme au panthéon des religions de ce monde, comme si le christianisme n’était qu’une religion parmi toutes les autres et à leur niveau ! Notre but n’est pas d’attaquer d’une façon abusive les religions prédominantes du monde, mais de souligner le caractère unique du christianisme, de l’examiner en dehors d’une étude comparative des religions.

Nous pourrions l’étudier sous un aspect philosophique, social ou éthique ; cependant cela n’est pas notre objectif. Le christianisme dans sa « longueur », sa « largeur » et sa « hauteur » est une religion qui repose entièrement sur la personne de Jésus-Christ. Son fondement, c’est Jésus-Christ ; son centre, c’est Jésus-Christ, et c’est lui la structure qui le supporte.

Ce n’est que lorsque nous comprenons le caractère spécial du Christ, avons foi dans le Christ de l’histoire, et sommes convaincus de sa nature divine et unique que nous pouvons trouver les réponses aux questions de la vie et de la mort. Quand nous avons la conviction que Jésus-Christ est véritablement divin, alors nous pouvons commencer à comprendre Dieu, à le connaître, et aussi à comprendre le destin de l’homme. Si nous arrivons à déterminer réellement qui était Jésus, nous pouvons alors comprendre la raison d’être de l’Ancien Testament et de la croix.

Les écrits authentiques à son sujet ne sont pas obscurs. Si on veut savoir qui était vraiment Jésus-Christ, une image floue ne sert à rien ! Ce que l’on connaît, on le connaît par sa vie et ses enseignements qui peuvent être examinés. Par un tel examen, nous pouvons l’identifier de façon concrète. Nous le découvrirons alors tel qu’il est, un personnage historique, possédant deux natures complètement distinctes, véritablement homme et véritablement Dieu.

Pour affirmer que le christianisme est unique parce que centré sur la personne de Jésus-Christ, il nous faut aborder la question sous chacun des trois aspects suivants :

  1. Il faut d’abord prendre en considération ce que Jésus dit de lui-même.
  2. De ses œuvres, nous pouvons tirer des conclusions quant à son caractère.
  3. Finalement, ce qui confirme notre conclusion, c’est sa résurrection d’entre les morts.

Ces trois aspects se complètent les uns les autres et nous orientent directement vers notre conclusion ; soit que le christianisme est une religion absolument unique (J. R. Scott, « L’essentiel du christianisme »).

I. Que disait Jésus de lui-même ?

La prétention essentielle de Jésus était que c’est notre réaction face à la réalité de sa personne qui détermine notre destinée éternelle ! Il dit :

« Quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. » (Luc 12.8,9)

Lorsqu’on le connaît, on réagit d’une façon ou d’une autre. Il dit (très clairement) qu’on ne peut pas demeurer neutre. Qu’est-ce qu’il y a chez lui qui nous indique comment l’on doit réagir ?

Bouddha indiqua le « chemin octuple » ; Moïse dit de regarder vers Celui qui devait venir et qui était plus grand que lui-même ; Mohamed prétendit être seulement un prophète, mais Jésus de Nazareth dit : « Je suis la vérité. » Les guides et fondateurs des multiples religions de ce monde présentent tous cette même caractéristique : ils s’effacent eux-mêmes. Cela n’était pas le cas en ce qui concerne Jésus. C’est en ces termes qu’il parlait de lui-même : « Je suis le pain de vie », « Je suis la lumière du monde », « Je suis la résurrection et la vie… », « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 6.48, 8.12, 11.25, 14.6). Donc, Jésus insistait beaucoup sur lui-même et parlait souvent de lui-même.

À la lumière de toute l’histoire de l’humanité, telle qu’elle nous est révélée dans l’Ancien Testament, il affirme que le tout – la loi, les prophètes, les écrits – parlait de sa venue et même la préparait (Luc 24.27,44). Un jour, dans son village, Nazareth, il eut l’occasion de faire la lecture biblique du jour dans la synagogue. Après avoir lu un passage de la prophétie d’Ésaïe chapitre 61, versets 1 et 2, il annonça que cette prophétie était accomplie par sa venue.

Jésus n’invitait pas simplement les hommes à suivre ses enseignements ; il leur commandait de le suivre. Il affirmait que lui devoir une obéissance absolue est l’unique fondement de la vie. Ceux qui lui étaient complètement soumis parlaient parfois d’eux-mêmes comme étant esclaves de leur Maître. Sa déclaration que le seul fondement de la vie consiste à lui rendre obéissance totale le distingue nettement de tout autre fondateur de religion dans le monde.

Mais, c’est là le dilemme : si Jésus n’était pas celui qu’il prétendait être, on ne pourrait alors le voir autrement que comme un insigne égoïste ! Il ne peut être comparé à aucun des fondateurs des autres religions ; cela ressort clairement lorsqu’il dit : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à MOI » (Jean 12.32). C’est là le comble de l’égocentrisme. Il prétendait que c’était au moyen de la croix que les hommes seraient amenés vers Dieu, l’Église, la justification, la vérité, etc. Mais il ne s’est pas arrêté là. On savait bien que chez les Juifs, le premier et plus grand commandement était d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée. Et pourtant Jésus demandait cet amour pour lui-même. Il demandait qu’on l’aime avant tout autre. Ce sont là des illusions de grandeur d’un névrosé si, effectivement, il n’était pas celui qu’il prétendait être.

Il parla de tout ce qui était arrivé avant lui comme devant préparer sa venue. De plus, il prétendit même que lorsqu’il quitterait le monde, il conserverait sa prééminence par l’intermédiaire du Consolateur, le Saint-Esprit, qui « rendra témoignage de moi ». Le Saint-Esprit « me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera » (Jean 15.26; 16.14).

Dans le langage biblique, le feu est toujours le symbole d’un jugement. Le feu est ce qui purifie, ce qui détruit. Jésus vint et revendiqua pour lui-même le droit d’être le juge de toute la terre. Il dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? » (Luc 12.49). L’un de ses disciples les plus renommés nous le confirme lorsqu’il écrit :

« Car il est de la justice de Dieu de rendre l’affliction à ceux qui vous affligent, et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de la puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. » (2 Thessaloniciens 1.6-8)

Non, aucun des dirigeants religieux que nous connaissons n’a jamais fait de telles déclarations. Et nous serions d’accord pour penser que Jésus n’avait aucun droit de faire de telles déclarations s’il n’était pas celui qu’il prétendait être.

Malgré toutes ces affirmations centrées sur lui, il demandait aux autres qu’ils aient de l’humilité. Il donne presque l’impression d’un « sermonneur » qui ne met pas en pratique ce qu’il prêche. Pourtant si l’on reconnaît sa divinité, ces déclarations ne sont pas absurdes. On ne peut pas être humble pour soi. On est humble envers quelqu’un. La création devrait se montrer humble envers son créateur. En vérité, Jésus étant divin, il est absurde de s’attendre à ce qu’il soit humble. Cependant, il peut demander l’humilité de ceux qui l’acceptent comme divin créateur.

II. Jésus s’est-il attribué la nature divine ?

Durant la totalité de son ministère public, Jésus prétendait accomplir les prophéties messianiques de l’Ancien Testament. Ses revendications allèrent même jusqu’à affirmer qu’il était Dieu en personne. Voyons d’abord la vue d’ensemble qu’il présente du rapport qu’il entretient avec Dieu. À son auditoire il dit que si quelqu’un croit en lui, il croit aussi en Dieu ; si quelqu’un le reçoit, il reçoit aussi Dieu ; si quelqu’un le hait, il hait aussi Dieu ; et si quelqu’un l’honore, il honore aussi Dieu (Jean 5.23; 8.19; 12.44,45; 14.1,7,9; 14.13; Marc 9.37). Jésus se liait si étroitement au concept de Dieu que les Juifs crièrent au « blasphème » !

Il dit aux Juifs : « Mon père agit jusqu’à présent ; moi aussi j’agis. » Voici comment il expliqua cet étroit rapport. « Moi et le Père, nous sommes un », et « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jean 5.17; 10.30; 14.10-11).

À au moins deux reprises, Jésus se référa directement à sa divinité. À cause de ce qu’ils considéraient comme d’extravagantes prétentions de la part de Jésus, les Juifs s’exclamèrent : « Qui prétends-tu être ? » (Jean 8.53b). Jésus répliqua : « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs trouvèrent cela insensé… Jésus n’avait pas encore cinquante ans, dirent-ils. Alors Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fut, JE SUIS » (Jean 8.56-58). Lorsqu’il eut dit cela, les Juifs comprirent bien ce qu’il prétendait… ils ramassèrent des pierres pour le lapider. Voyez-vous, l’expression « JE SUIS » était une référence directe à Dieu ; nous savons cela par l’Ancien Testament (Exode 3.14). Jésus s’identifiait avec ce même « JE SUIS », le Dieu du peuple juif. Il en avait dit assez pour provoquer la colère de son auditoire qui tenta de le lapider pour blasphème.

Jésus était adoré comme Dieu. Admettant que sa résurrection était un fait historique, Thomas le sceptique, confronté à l’évidence de sa divinité, s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20.28). Jésus réprimanda Thomas non pas pour l’avoir adoré, mais pour son doute.

Considérez maintenant comment Jésus revendique la divinité pour lui-même lorsqu’il pardonna les péchés. Si quelqu’un vous fait du tort, vous pouvez lui pardonner. Mais si quelqu’un fait du tort à un autre que vous-même, vous ne pouvez pas pardonner à la place de cette autre personne, car vous n’êtes pas celui qui a été offensé. Tout péché est contre Dieu et lui seul peut pardonner. C’est précisément ce que les Juifs au temps de Jésus comprenaient (Marc 2.7). Mais Jésus dit : « Tes péchés sont pardonnés. » Encore une fois, les Juifs l’accusèrent de blasphémer. Cependant, si Jésus était vraiment Dieu, il ne commit pas de blasphème.

Un autre fait frappant est l’autorité avec laquelle Jésus parlait lorsqu’il s’identifiait à Dieu. Dans l’Ancien Testament, lorsque Dieu s’adressait à son peuple, c’était avec certitude absolue. Jésus parlait de la même manière : il fit des prédictions avec une totale assurance, donna des commandements moraux absolus, fit des promesses dont l’accomplissement ne peut être mis en doute, et de sa propre autorité déclara que la destinée de ceux qui l’entendaient dépendait de leur réponse à ce qu’il leur annonçait… Les prophètes dirent : « Ainsi parle le Seigneur » ; les scribes citaient la source de leurs enseignements ; mais Jésus déclare : « Moi, je vous dis… » Dans ses enseignements, Jésus n’offrit pas simplement une meilleure façon de vivre, ni même de conduire ses disciples vers une vie éternelle certaine. Il dit : « Je suis la résurrection et la vie », « Je suis le pain de la vie », et il dépeint comment ses disciples lui sont reliés en les comparant à des sarments attachés au même cep (Jean 15.5). Il le déclare avec tant de force que ses disciples lui demandent : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6.68). C’était certainement de cette même vérité que Jésus parlait lorsqu’il expliqua à la femme samaritaine près du puits qu’il avait de l’eau vive.

Supposons pour un moment que Jésus n’était pas celui qu’il prétendait être. Cela ferait de lui l’un des plus éminents mégalomanes de toute l’histoire. Il n’est pas possible de séparer la personne de ses enseignements. Peut-on soutenir qu’il était l’un des plus grands maîtres que le monde ait connus, comme Bouddha, Mohamed, etc., et en même temps admettre qu’il était menteur, imposteur ou candidat au traitement psychiatrique ? Les érudits modernes de la Bible ont clairement démontré que ces propos de Jésus étaient également répartis parmi les écrivains du Nouveau Testament, et qu’il aurait été impossible à ses disciples de les inventer tous. À la lumière de ses enseignements et du développement du mouvement chrétien qui suivit, on doit pouvoir trouver une explication logique aux dires de Jésus. Est-il possible qu’il ait pu condamner si fortement l’hypocrisie tout en atteignant lui-même le summum de l’hypocrisie ? Pour conclure cette partie de notre étude, parlons du caractère de Jésus ; confirma-t-il ses affirmations ?

III. Son caractère unique appuie des dires uniques

Platon, Alexandre le Grand, Goethe, Shakespeare – ce sont là les noms de grands hommes de ce monde.

Jésus – voici un nom qui se démarque des autres. Il est vrai que l’on retrouve parfois son nom dans les listes de grands hommes de l’histoire, mais le caractère de Jésus était unique, et il appuya ses dires extraordinaires. Les actions d’une personne démontreront toujours la fausseté de ses dires s’il n’est en fait qu’un « faux jeton », un menteur (ou même s’il n’est qu’un illuminé). Dans le cas de Jésus, nous voyons que son caractère unique confirma ses dires uniques !

Il manque à tous les hommes le « score » parfait. Ce manquement est appelé « péché » dans la Bible. Nous voyons en Jésus un personnage qui ne peut être placé au même niveau que les autres hommes. Dire qu’il était meilleur que les autres serait trop faible ; dire qu’il était « le meilleur » des hommes imparfaits n’aurait pas de sens, car son caractère démontra la perfection… c’est-à-dire qu’il était sans péché. À cause de cela, il se situe dans une catégorie unique… et il le dit lui-même ! Il se considérait lui-même sans péché et lança le défi à ses ennemis : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8.46). Personne ne le put !

Jésus pouvait regarder les hommes et les considérer tous comme des brebis perdues, mais il était le berger. Souvent dans la Bible, le péché est comparé à une maladie. Jésus se considéra non pas comme l’un des malades, mais comme le médecin qui était venu soigner l’homme. À cause du péché, le monde est un royaume de ténèbres. Jésus n’a pas estimé qu’il faisait partie de ces ténèbres, mais qu’il était en fait la lumière qui était venue les dissiper. Il ressort donc de tout cela que Jésus se considérait comme occupant une position morale unique par rapport à l’homme. Il n’était pas un homme ayant faim, mais plutôt le pain qui rassasie. Si l’homme est mort, c’est à cause du péché. JÉSUS est la Vie, il donne la Vie !

Les confessions d’Augustin attirent notre attention sur l’un des plus remarquables traits de caractère de Jésus. On y constate que plus l’homme se rapproche de Dieu, plus il devient douloureusement conscient de ses propres péchés. Cette prise de conscience est commune à tous ceux qui cherchent Dieu. C’est comme l’étudiant qui, plus il apprend, plus il découvre que l’univers de ce qu’il ignore est grand. Mais lorsque nous regardons la vie et le caractère de Jésus, nous le voyons comme étant toujours en parfaite communion avec le Père.

Parce que Jésus n’avait pas de péché, il n’y avait pas de cassure dans sa relation avec son Père. C’est là un phénomène tout à fait unique dans l’histoire des biographies ou autobiographies chrétiennes. En cela, on ne peut le comparer à aucun dirigeant religieux. Il n’a jamais pratiqué une forme quelconque d’autocensure.

En plus de ce que Jésus disait de son propre caractère, il faut tenir compte du témoignage de ceux qui le connaissaient personnellement. Tout en étant conscients de leurs propres défauts et des défauts des autres, ces hommes ne projetèrent jamais sur Jésus leurs insuffisances. Les apôtres de Jésus étaient en contact intime avec lui durant plus de trois années. Un tel contact ne peut que produire un minimum de déceptions à un moment ou à un autre, mais même les plus intimes, Pierre et Jean, ne purent laisser de lui que l’image d’un homme sans péché. Le fait qu’ils lui rendirent ce témoignage d’une façon directe ne peut que renforcer cette image. Pierre décrit Jésus comme étant « un agneau sans défaut et sans tache » et « lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude » (1 Pierre 1.19; 2.22). Jean dit que quiconque dit qu’il est sans péché est un menteur, puis il affirme concernant Jésus : « Il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 1.8, 3.5). Le but de leurs écrits n’était pas de prouver que Jésus était sans péché, mais ces expressions jaillissaient naturellement et inconsciemment chaque fois qu’ils parlaient de sa vie, de la raison de sa venue et de ses enseignements.

Il est facile de trouver sur une personne un témoignage favorable venant de ses amis, mais ce n’est qu’après avoir aussi entendu le témoignage de ses ennemis que l’on commence à voir cette personne telle qu’elle était. Dans le cas de Jésus, son caractère unique apparaît clairement lorsqu’on constate l’uniformité des déclarations de ses amis et de ses ennemis. Ce fut manifeste lors de son jugement. On avait alors besoin de témoignages contre Jésus, mais on ne put en trouver, aucun témoin ne voulant déposer contre lui. Finalement, il fut nécessaire de payer de faux témoins, et même ceux-ci n’osèrent l’accuser que sur un plan politique, jamais sur le plan moral. Lorsque Jésus fut questionné par Pilate, le gouverneur romain, et par Hérode, tétrarque de Galilée, ceux-ci ne trouvèrent aucune faute en lui. En fait l’apôtre qui avait trahi Jésus rendit finalement l’argent qu’on lui avait donné, en disant : « J’ai péché, en livrant le sang innocent » (Matthieu 27.4). Deux brigands furent crucifiés en même temps que Jésus. Même l’un d’eux a dit : « Celui-ci n’a rien fait de mal » (Luc 23.41). Alors que Jésus mourait, le centenier romain chargé de son exécution ne put que s’exclamer : « Certainement cet homme était juste » (Luc 23.47).

Nous voyons donc que toutes les évaluations du caractère de Jésus confirment ce qu’il dit de lui-même. Ceci confirme qu’il y a de bonnes et fortes raisons de le croire lorsqu’il affirme qu’il est l’unique Chemin, l’unique Vérité et l’unique Lumière. En tant que tel, il ne peut pas être comparé à des hommes tels que Confucius, Mohamed ou Bouddha. En plus, contrairement à Confucius, Mohamed ou Bouddha, Jésus est vivant !

IV. Le fait et le caractère unique de sa résurrection

L’authenticité historique de la résurrection de Jésus confirme tout ce que nous savons de lui et de ce qu’il disait de lui-même. Si Jésus est Dieu, et s’il est le seul sauveur de l’homme, alors sa résurrection n’est que normale. Ceux qui le suivaient comprirent cela et plus tard firent de la résurrection le cœur de leur prédication. Le fait que Jésus est vivant est confirmé par de nombreuses preuves.

La première preuve est le fait que la tombe dans laquelle le corps de Jésus avait été placé fut trouvée vide. Si Jésus était encore dans la tombe lorsque, quelques jours après sa mort, les disciples commencèrent à prêcher sa résurrection, il n’aurait pas fallu beaucoup de temps avant que quelqu’un s’exclame : « Je viens juste de passer devant sa tombe, et son corps est toujours là ! » Non, l’on doit admettre que la tombe était vide ; et cela soulève une autre question : « Où se trouvait le corps ? » Les textes sont clairs en disant que Jésus était véritablement mort. Cela est évident, car il est écrit que l’eau et le sang avaient déjà commencé à se séparer avant que Jésus ne soit descendu de la croix (Jean 19.34). Se pourrait-il que les amis de Jésus aient caché son corps ? Il serait très difficile d’affirmer que les apôtres ont essayé de nous tromper ! L’idée que les disciples auraient volé et caché le corps va contre tout ce que nous savons de la nature humaine. Ces disciples étaient prêts à subir les plus sévères persécutions, même la mort, tellement ils étaient certains que Jésus était ressuscité. Cela aurait été tout à fait impensable s’ils savaient tout le temps que Jésus n’était pas ressuscité.

En ce qui concerne l’absence du corps, une autre possibilité veut que les ennemis de Jésus aient pris le corps pour le cacher. On pourrait dire à l’appui de cette thèse que les autorités craignaient que les disciples prennent le corps pour ensuite prétendre que Jésus était ressuscité. Cependant, en quelques semaines, le mouvement chrétien prenait de l’ampleur, et les conversions se produisaient même parmi les prêtres. Il est certain que si les autorités religieuses avaient été en possession du corps, cela aurait été le moment de le produire et réfuter le message des disciples sur la résurrection ; une telle action aurait détruit le mouvement en pleine expansion. Mais rien de tel ne fut entrepris !

La Bible donne une narration très sobre et sans détour de la résurrection de Jésus, et les efforts d’expliquer autrement les faits de manière à nier la résurrection ne tiennent pas debout face à l’évidence. Le simple détail concernant le linge mortuaire « plié dans un lieu à part » alors que le corps n’était plus là, aide à confirmer la véracité des textes bibliques. Il y avait une raison pour ces bandelettes vides comme un cocon (Jean 20.5-8). Les deux anges qui s’adressèrent aux femmes indiquèrent ces linges comme étant une preuve de la résurrection de Jésus.

Considérez le témoignage de ceux qui virent Jésus vivant après sa mort. Il y avait d’abord les femmes qui allèrent à la tombe, puis les apôtres, et selon l’apôtre Paul « plus de cinq cents frères à la fois » (1 Corinthiens 15.6). Lorsqu’il écrivit cela, il dit que beaucoup de ceux-ci étaient encore en vie et pouvaient confirmer le fait que Jésus vivait. Les récits sont sobres et possèdent ces « attouchements » supplémentaires qui ne peuvent être inclus que par des témoins oculaires. Se pourrait-il que ces apparitions ne soient que des hallucinations ? Un facteur courant dans l’hallucination est l’attente de voir quelque chose qui en réalité n’est pas là. Cela n’était pas le cas pour les premiers témoins, car ce qui les caractérisait, c’était plutôt le doute. Ils auraient aimé voir un Jésus ressuscité, mais ils ne s’y attendaient pas. Même Thomas disait qu’il ne croirait pas avant qu’il n’ait touché Jésus ressuscité (Jean 20.25). Lorsqu’on étudie les différentes apparitions de Jésus, on remarque que différentes sortes de personnes (ayant différents types de personnalité) ont vu le Seigneur en des circonstances très variées. Croire que toutes ces apparitions étaient des hallucinations, c’est pousser la crédulité un peu loin. Il a été vu. Il est ressuscité. Il n’y a aucune autre explication qui soit adéquate concernant ces événements si ce n’est la proclamation d’un sauveur ressuscité.

Conclusion

Il y a un grand nombre de différences entre Jésus et les dirigeants des autres religions. Celles-ci placent Jésus à part. L’étude de ces différences confirme le caractère unique de ses déclarations, de son caractère et de sa résurrection.

Considérons quelques caractéristiques uniques de Jésus ; ils ne sont pas forcément présentés en ordre d’importance.

  1. Jésus seul fut célibataire et ne laissa point de progéniture.
  2. Jésus seul apparut dans un cadre déjà monothéiste.
  3. Sa mort par crucifixion est unique (unique non pas dans la manière, mais dans sa signification rédemptrice).
  4. Sans considérer les récits légendaires postérieurs, les sources précoces d’information n’attribuent pas de miracles aux autres dirigeants des autres mouvements religieux comme c’est le cas pour Jésus.
  5. On ne trouve aucun autre qui parle par sa propre et indiscutable autorité.
  6. Ceux qui suivirent ces autres dirigeants religieux ne prétendirent pas qu’ils croyaient dans la résurrection de leur chef.
  7. Aucun des autres dirigeants religieux n’eut l’audace de prétendre être l’égal d’une unique et suprême Divinité.

Dans le texte biblique, nous avons devant nous un Jésus qui est conséquent avec lui-même. Ses enseignements étaient judicieux, pratiques et durables. Il exprimait la plus haute qualité de l’amour. Il était absolument sans égoïsme. Quoiqu’il soit centré sur lui-même dans ses enseignements, il n’était pas centré sur lui-même dans sa conduite. Il se présenta comme étant le Seigneur de tous, mais en même temps, il devint le serviteur de tous. Quoique tous se soient tournés contre lui, il n’a jamais cherché à se venger et n’a jamais cessé de manifester l’amour envers ses ennemis. Il était Dieu, il devint un homme, et seulement par lui, l’homme peut arriver à connaître Dieu. Voyez ces deux citations :

« Un homme qui ne serait qu’un homme et qui tiendrait les propos que tenait Jésus ne serait pas un grand professeur de morale. Ce serait soit un fou – tel l’individu affirmant qu’il est un œuf poché – soit le Démon des enfers. Il vous faut choisir : ou bien cet homme était et reste le Fils de Dieu, ou bien il ne fut rien d’autre qu’un aliéné ou pire encore. Vous pouvez l’enfermer comme fou, lui cracher au visage et le tuer comme un démon ; ou, au contraire, vous jeter à ses pieds et l’appeler Seigneur et Dieu. Mais ne vous laissez pas entraîner à favoriser ce non-sens, à savoir qu’il est un grand maître issu de l’humanité. Il ne nous a pas laissé cette possibilité. Il n’a pas eu cette intention. » (C. S. Lewis, Les fondements du christianisme, tome 2, 1955, pp. 31,32)

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.12)