La Bible et la science

On a souvent l’impression de nos jours que la science est hostile à la foi chrétienne. Certains ont l’idée que le christianisme est, pour sa part, engagé dans une vaine lutte contre le progrès continuel de la science. En réalité, il n’en est pas du tout ainsi. Même si bon nombre de scientifiques de nos jours ne croient pas en Dieu, ce n’est pas que la science prouve que Dieu n’existe pas ou que la Bible est fausse. Il y a, en fait, des milliers de scientifiques très qualifiés qui sont de fervents croyants et qui trouvent que la science fortifie leurs convictions favorables à Dieu et à sa Parole.

La Bible n’est pas contre la science moderne.

Tout comme la vaste majorité des habitants du globe, les chrétiens bénéficient des avantages apportés par la science. La médecine permet de soigner et parfois même d’éliminer des maladies qui font des ravages. L’agronomie contribue à des méthodes qui permettent que les mêmes superficies de terres cultivables produisent assez de nourriture pour des populations toujours croissantes. Les progrès rapides en ce qui concerne l’informatique, les communications et le transport nous étonnent tous. Une différence entre le croyant et certains non-croyants à cet égard se situe au niveau de l’attitude. Il y a des athées qui expriment un grand orgueil devant les découvertes des scientifiques et une confiance excessive en la capacité de l’être humain à résoudre, grâce à son savoir, tous les problèmes de l’espèce. Le croyant, par contre, est reconnaissant envers Dieu, Créateur de toute intelligence, de ce qu’il a permis aux hommes de faire ces découvertes. En même temps, le chrétien reconnaît humblement que l’homme ne possédera jamais une connaissance parfaite comme celle de Dieu, et que même les connaissances que l’homme acquiert sont souvent utilisées pour le mal.

L’homme du 21e siècle, qui fait parfois de la science une sorte de dieu, semble ignorer que la science moderne n’existerait pas sans les hommes de foi. Les « pères » de la science moderne furent presque tous, en effet, des hommes qui croyaient au Dieu de la Bible. Le scientifique chinois, le docteur Edward W. Li, relate le résultat de recherches menées sur les convictions religieuses de 300 scientifiques célèbres depuis l’an 1700 jusqu’à présent.

« Pour 38 de ces personnes, on n’a pu trouver aucun renseignement permettant de savoir ce qu’elles croyaient. Parmi les 262 autres, vingt personnes dans la liste (moins de 8 %) étaient athées, tandis que 242 (plus de 92 %) croyaient en Dieu. Dans la catégorie des croyants figuraient presque tous les grands scientifiques qui ont apporté d’énormes contributions à la science, tels que Faraday, Volta, Ohm, Ampere, Maxwell, Mondel, Pasteur, Boyle, Pascal, Dalton, Joule, Edison, Roentgen, Pavlov, et les spécialistes atomiques, Compton et Fermi. »1Dr. Edward W. Li, Science and Faith, Singapore Every Home Crusade, 1997.

Cela n’est pas un hasard. Ces hommes étaient encouragés dans leurs recherches par la conviction que l’univers fut créé par un Être intelligent, et que l’ordre et le dessein intelligent de sa création sont plus manifestes au fur et à mesure qu’on approfondit sa connaissance du monde naturel. Ce monde, croyaient-ils, est gouverné, non par les caprices d’une multitude d’esprits, non par le hasard aveugle, mais par des lois naturelles que Dieu a mises en place et que l’homme peut découvrir. Ils voyaient le monde physique, non comme une simple illusion – c’est ce qu’enseignent certaines religions orientales – mais comme un habitat qui est parfaitement adapté aux besoins de l’homme et qui rend témoignage à la grandeur de Dieu. « Le ciel proclame la gloire de Dieu, la voûte étoilée révèle ce qu’il a fait » (Psaume 19.2). « Depuis que Dieu a créé le monde, ses qualités invisibles, c’est-à-dire sa puissance éternelle et sa nature divine, se voient dans les œuvres qu’il a faites » (Romains 1.20). Même l’étude du corps humain créait pour ces hommes l’occasion de reconnaître l’intelligence infinie du Créateur : « Seigneur, merci d’avoir fait de mon corps une aussi grande merveille. Ce que tu réalises est prodigieux, j’en ai bien conscience » (Psaume 139.14).

Les limites de la science

Ayant reconnu que la science apporte du bien à l’humanité, il convient de souligner que la science est loin d’être infaillible. Ce qui est aujourd’hui considéré comme une certitude dans les milieux scientifiques peut très bien être rejeté demain à la lumière de nouvelles découvertes.

« Par exemple, en 1861, l’Académie française de la science publia une liste de 51 “faits scientifiques” avec lesquels la Bible semblait se trouver en contradiction. Il reste à constater qu’aucun de ces “faits” n’est plus accepté comme un fait scientifique aujourd’hui ! »2Owen Aiken, La science et la Bible, Éditions C.E.B.

Il serait totalement naïf de croire que tout ce qui est affirmé par la communauté scientifique aujourd’hui sera toujours admis d’ici vingt ans.

Les erreurs dans la science viennent de plusieurs sources. Il peut y avoir des facteurs dont il faudrait absolument tenir compte mais que les chercheurs ignorent quand ils construisent leurs théories. Il peut y avoir, pour diverses raisons, un manque d’objectivité dans les analyses et les projections – que ce soit dû à des pressions de la part des supérieurs ou des investisseurs, au désir de renom, à la politique, ou au conformisme professionnel. Quand on pense à la crise de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, on voit facilement pourquoi certains expriment des sentiments de doute et même de trahison à l’égard des scientifiques et des autorités. Le peuple japonais n’a pas accepté la construction de tant de réacteurs nucléaires sans que la communauté scientifique ne l’assure de sa capacité à gérer les risques, surtout dans une zone très active sur le plan sismique. Le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 ont démontré que, tragiquement, on n’avait pas calculé correctement ces risques et les mesures prises d’avance étaient insuffisantes. On assiste maintenant à des réactions comme celle-ci sur un blog :

« Permettez-moi d’être un peu sceptique et de vous conseiller d’aller puiser un peu de sagesse et d’expérience dans la littérature. Vous y apprendrez, entre autres choses, que les scientifiques sont des hommes et qu’ils sont faillibles autant que corruptibles. Vous y apprendrez que l’appât du gain, la lâcheté et le goût du pouvoir sont bien plus forts que l’honnêteté, l’éthique et le sens du bien commun. »3http://www.wikipol.fr/index.php?title=Discuter:Nucl%C2%9aire_p

Ce sont parfois des scientifiques eux-mêmes qui reconnaissent avoir des mobiles autres que le désir de connaître la vérité.

« Sir Julian Huxley… était le petit-fils de Thomas Huxley, connu comme “le bouledogue de Darwin”. Sir Julian fut président de l’UNESCO (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture) et, probablement, le biologiste évolutionniste le plus célèbre. Je fus stupéfié lorsque je l’entendis dire au cours d’une émission télévisée : “Nous avons tous bondi sur L’origine (entendez : L’origine des espèces, de Darwin) parce que…” Parce que… Qu’est-ce que ce grand scientifique allait donner comme raison ? Pourquoi se sont-ils tous ralliés à l’Origine ? On pouvait valablement supposer qu’il allait finir la phrase en déclarant que c’était parce que les preuves scientifiques si objectivement établies étaient si accablantes et convaincantes que nous étions tous obligés d’admettre sa crédibilité. Mais ce n’est pas ce qu’il dit. Sir Julian déclara : “Nous avons tous bondi sur L’origine parce que la notion de Dieu faisait obstacle à nos mœurs sexuelles.” »4http://www.info-bible.org/science/evolution.htm

Il y a donc des limites à la confiance qu’il faut accorder à la science parce que les scientifiques sont tout simplement des hommes, capables de se tromper et capables de perdre leur objectivité. Il y a aussi des réalités que l’on ne peut pas examiner par des méthodes scientifiques.

« Étant donné que la science dépend de l’observation, son domaine se limite au monde matériel de solides, de liquides et de gaz. Elle ne peut traiter que des réalités qu’il est possible de peser, mesurer, toucher, compter et diviser. Elle est “hors de son élément” quand il s’agit de réalités métaphysiques, telles que les valeurs, les réalités spirituelles, et les entités abstraites. Elle ne peut pas traiter de l’amour, la beauté, la loyauté, le courage, la bonté ou d’autres choses de ce genre, alors que ces choses sont quand même réelles… La science ne peut pas déterminer si Dieu existe, ou s’il a créé le monde, ou si l’homme est un être spirituel, ou si l’adultère est immoral. »5Dr. J.D. Thomas, Evolution and Faith, ACU Press, 1988.

« Il faut insister sur l’impossibilité de prouver scientifiquement une conception quelconque concernant les origines [de l’univers, de la terre, de la vie, de l’homme, etc.]. Ceci est manifeste quand on considère que l’essence de la méthode scientifique, c’est observation expérimentale et la possibilité de reproduire chaque fois les mêmes résultats pour une expérience. Un chercheur scientifique, quelles que soient son habileté et son intelligence, ne peut ni observer ni reproduire les origines [qu’il se propose d’étudier] ! »6Dr. Henry M. Morris, Scientific Creationism, Master Books, 1974.

« Il est notoire que les paroles de grands scientifiques ont beaucoup de poids ; mais lorsque ceux-ci se prononcent sur des questions en dehors de leur domaine spécialisé, leurs opinions n’ont souvent pas plus de valeur que celles des autres hommes. Un biologiste qui se permet de nier l’existence de Dieu exprime une opinion, c’est tout. »7Ralph Shallis, Il faut beaucoup de foi pour être athée, Éditions Farel, 1983.

Les supposés conflits entre la science et la Bible

Beaucoup de gens pensent qu’il y a de nombreuses contradictions entre la Bible et les découvertes de la science. Nous avons déjà indiqué que certains de ces conflits s’expliquent par le fait que les hommes ont parfois traité comme étant des faits scientifiques des idées qui se sont par la suite avérées fausses. Il y a sûrement des conflits entre la Bible et d’autres théories scientifiques qui sont actuellement très populaires, mais qui n’ont pas réellement été prouvées (et qui seront un jour réfutées).

D’autres conflits se rapportent à des choses que la Bible ne dit pas réellement.

« On a cité longtemps en exemple les démêlés de l’astronome Galilée avec l’Église catholique sur le fonctionnement du système solaire… Signalons que ce n’est pas la Bible qui l’a condamné, mais l’Église catholique romaine, puisqu’aucun verset biblique n’affirme que la terre ne tourne pas. »8M’Bla Séraphin, L’histoire de la Bible, Éditions C.E. B.

On oublie que ces mêmes autorités religieuses ont persécuté avec encore plus de vigueur les hommes qui, à la même époque, traduisaient et diffusaient la Bible en langues modernes.

Que ce soit par l’ignorance ou par mauvaise volonté, les adversaires de la Bible continuent de lui attribuer beaucoup d’idées qu’elle n’enseigne tout simplement pas. Malheureusement, peu de gens essaient de vérifier les déclarations qui sont supposées se trouver dans la Bible. C’est ce que fit un étudiant athée du nom de John Clayton, qui fut désagréablement surpris :

« Je me suis inscrit pour mon premier cours de géologie à l’Université d’Indiana (USA). Le professeur était un athée brillant et célèbre. Le premier jour, en réponse à des remarques faites par un étudiant, il dit : “Je vous montrerai que la Bible n’est que des bêtises,” et je me suis dit : “Ce sera super !…” Il commença par nous montrer les différentes méthodes pour déterminer l’âge des pierres et d’autres objets. Il dit que tout le monde savait que la Bible déclare que la terre est âgée de 6 000 ans. Je lui demandai où elle disait cela. Il répondit qu’il croyait que c’était dans le 52e chapitre de la Genèse. J’ai commencé à fouiller la Bible, ne connaissant pas grand-chose de son contenu – à Genèse 40, Genèse 49, Genèse 50, Exode 1 – J’ai dit : “Attend un instant ; la Genèse n’a que 50 chapitres.” Il bredouilla pendant quelques minutes, mais il ne trouva jamais le passage. Bien sûr, la Bible ne donne pas un âge précis à la terre. Cet homme déclara que, selon la Bible, Dieu fit deux bergers allemands, deux lévriers, deux boxers et ainsi de suite. Nous rîmes en faisant le calcul pour déterminer la capacité nécessaire pour que l’arche de Noé contienne des représentants de tous les 20 millions de catégories de ce genre. Une fois encore, je demandai à savoir où la Bible indiquait qu’elle employait le mot “espèce” de cette manière. Nous cherchâmes et il dit enfin qu’il supposait que le mot “espèce” n’avait pas ce sens dans le contexte de la Bible. Pour résumer une longue histoire, je dis au professeur quand je rendis mes feuilles lors de l’examen final : “Monsieur, vous ne m’avez pas vraiment montré de contradiction entre ce que nous avons étudié et ce que la Bible enseigne.” Il m’arracha mes feuilles en disant : “Bien, je suppose que si l’on regarde de près, il n’y en a pas.” Je fus étonné, épouvanté ! Voici un homme ayant un doctorat, un athée notable, et pourtant il était incapable de répondre à mes petites questions à moi qui n’étais qu’un étudiant ignorant dans sa troisième année et qui étais d’ailleurs de son côté. »9John N. Clayton, « Why I Left Atheism », Does God Exist Publications, 1989.

On dit que selon la Bible, le prophète Jonas fut avalé par une baleine qui le vomit vivant trois jours plus tard ; on dit qu’une telle chose est scientifiquement impossible, puisque, malgré l’immense taille de cet animal, sa gorge est trop resserrée pour lui permettre d’avaler un homme. (Elle serait apte à s’étrangler avec une pamplemousse.) En réalité, la Bible n’appelle pas « baleine » l’animal marin qui avala Jonas ; le texte dit plutôt « un grand poisson ». En fait, le mot « baleine » ne paraît même pas dans la Bible. Pourtant, même si le mot hébreu traduit par « poisson » désigne les baleines également, l’accusation contre la Bible serait toujours fausse : « La science connaît certaines baleines qui sont à même d’avaler un homme et de le garder vivant pendant plusieurs jours. Un exemple est celle connue sous le nom de mégaptère ou Jubarte. »10Owen Aiken, La science et la Bible, Éditions C.E.B.

Un non-croyant du nom de Dennis McKinsey écrivit un livre qu’il appela L’Encyclopédie des erreurs bibliques. Dans la section intitulée « Fausse science », il énuméra de prétendues contradictions entre la Bible et la science.11Reason and Revelation, July 2009, éd. Dr. Dave Miller, Apologetics Press. Considérez deux exemples qui, pour McKinsey, étaient parmi les plus convaincants et incontournables. 1) Dieu dit aux Israélites en Lévitique 11.13-19 : « Voici, parmi les oiseaux, ceux que vous aurez en abomination, et dont on ne mangera pas : l’aigle, l’orfraie… la cigogne, le héron et ce qui est de son espèce, la huppe et la chauve-souris. » Or, tout le monde sait aujourd’hui que les chauves-souris, qui n’ont pas de plumes mais plutôt des poils, qui ont des mamelles et qui sont vivipares, ne sont pas des oiseaux mais des mammifères. Selon McKinsey, la Bible a donc clairement commis une erreur. La réponse la plus simple à cette accusation est que la Bible ne classifiait pas les animaux, il y a 3 500 ans, selon notre système moderne de classification. Moïse a divisé les organismes en quelques grandes catégories : « les animaux qui sont sur la terre » (Lév. 11.2-8), les animaux qui sont « dans les eaux » (Lév. 11.9-12), « les oiseaux » (Lév. 11.13-19), et les insectes volants (Lév. 11.20-23). Il ne se servait pas des catégories modernes de mammifères, oiseaux, reptiles, et amphibiens. En fait, le groupe de « animaux qui rampent sur la terre », qui est mentionné plus loin dans le chapitre (vs. 29-30), comporte non seulement des mammifères tels que les souris mais aussi des reptiles tels que les lézards. Il est évident que la Parole de Dieu classifie les animaux selon leurs méthodes de déplacement et leur environnement plutôt que selon la présence de poils, de mamelles, ou d’œufs. En plus, il vaut la peine de remarquer que les chauves-souris se placent à la fin de la liste d’oiseaux et juste avant la liste d’insectes volants, ce qui convient à la seule sorte de « créature volante » qui n’est ni comme les oiseaux ni comme les insectes. Soyons justes, quand même : accuser Dieu ou les auteurs de la Bible de ne pas classifier les animaux correctement parce qu’ils ne suivent pas le système de classification développé par le naturaliste Carl von Linné (1707-1778) ou par un système plus moderne serait équivalent au fait de critiquer d’autres personnes parce qu’elles n’organisent pas leur garde-robe ou n’arrangent pas leurs livres selon votre méthode personnelle. Il s’agit d’un choix qu’on a le droit de faire et non pas d’une erreur.

Un autre exemple « convaincant » tiré de L’Encyclopédie des erreurs bibliques concerne le lièvre : Lévitique 11.6 et Deutéronome 14.7 le qualifient d’un animal qui rumine. Or, selon la définition moderne, un ruminant est un mammifère muni d’un estomac à trois ou à quatre poches qui emmagasinent dans la première poche de l’herbe non mâchée, puis la ramènent sous forme de boulettes dans la bouche, où elle est broyée avant d’être avalée de nouveau pour subir la digestion gastrique. Or, le lièvre n’a pas d’estomac à plusieurs poches et ne ramène pas dans la bouche le contenu de ces poches. Pourquoi donc serait-il appelé par Moïse un animal « qui rumine » ? Il faut d’abord reconnaître que le lièvre au repos à l’air de ruminer, et nous avons tous l’habitude de décrire certaines choses selon leur apparence et non pas selon ce que nous savons être la réalité. Par exemple, même les météorologues disent que le soleil se lève ou se couche à telle heure, bien qu’ils sachent très bien que ce n’est pas un déplacement du soleil que nous observons chaque jour ; ce que nous voyons est dû à la rotation de la terre autour de son axe. Les médecins parlent d’une femme enceinte qui « perd ses eaux » quand ils savent qu’il s’agit de liquide amniotique et non pas de simple H2O. Il est possible que le terme « ruminer » soit employé pour parler des lièvres parce qu’ils ont l’air de mâcher très soigneusement et longuement leur nourriture comme les « vrais ruminants ». Mais la ressemblance va au-delà du fait de mâcher longtemps. En fait, le lièvre produit deux sortes de matières fécales. Quand ils sont au repos, ils font des crottes en forme de boulettes molles qu’ils mangent aussitôt pour continuer la digestion. Quoi qu’il en soit, le mot hébreu « gerah », traduit par « ruminer », apparaît seulement onze fois dans la Bible, et uniquement en Lévitique 11 et Deutéronome 14. Il est donc évident que la définition de l’ancien mot hébreu était plus large que celle du mot français « ruminer ». Il serait injuste d’imposer à un document qui a plus de 3 500 ans des définitions modernes.

Quand on regarde de près et honnêtement les nombreuses « erreurs scientifiques » qu’on prétend avoir relevées dans la Bible, on découvre toujours qu’il s’agit de « faits scientifiques » qui n’ont pas été prouvés (et qui parfois ne pourraient jamais être prouvés par la méthode scientifique) ou de déclarations de la Bible qui n’existent pas ou qui ont été déformées pour signifier ce que les auteurs n’ont jamais voulu dire.

La « prescience scientifique »

Le croyant ne peut pas aborder le sujet de la Bible et la science sans passer à l’offensive, car non seulement la Bible ne contient pas de vraies erreurs scientifiques, mais elle fait preuve d’une connaissance scientifique qui dépasse de loin celle de son époque.

L’absence d’idées erronées qui prévalaient à l’époque

Un aspect étonnant de la Bible que l’on pourrait ne pas remarquer au premier abord est qu’elle ne reflète pas l’ignorance sur le plan scientifique qui caractérisait même les civilisations les plus avancées de l’époque. Rappelez-vous que les livres de Moïse furent rédigés il y a plus de 3 500 ans. Un document célèbre, appelé le papyrus Ebers, nous donne une idée très claire des croyances de la profession médicale à cette époque dans le royaume égyptien où Moïse grandit. Découvert par Edwin Smith à Louxor en 1862, il fut acheté ensuite par l’égyptologue allemand Georg Moritz Ebers, à qui il doit son nom et sa traduction. Le papyrus contient 877 paragraphes, qui décrivent de nombreuses maladies dans plusieurs branches de la médecine (ophtalmologie, gastro-entérologie, gynécologie…) et les prescriptions correspondantes.12 http://www.wikipedia.fr, article sur « Papyrus Ebers ». Parmi les ordonnances on trouve :

  • Pour empêcher les cheveux blancs, il faut oindre la chevelure du sang d’un veau noir préalablement bouilli dans l’huile ou dans la graisse de serpent.
  • On peut soigner les victimes de morsure de serpent avec de « l’eau magique » obtenue en versant de l’eau sur une idole.
  • On appliquera à une écharde de bois sous la peau une pommade faite de sang de ver mélangé de l’excrément d’âne (une méthode qui au contraire augmentait énormément les chances de mort par le tétanos, étant donné que les excréments d’animaux sont chargés de spores de tétanos).13Rubel Shelly, Prepare to Answer : A Defense of the Christian Faith, 20th Century Christian, 1990.
  • Puisque les souriceaux sont connus comme les protecteurs des enfants, au cas où d’autres remèdes ne se montrent pas efficaces, il faut écorcher des souriceaux et les faire manger entiers à l’enfant malade.14Kenny Barfield, Why the Bible is Number One, Baker Book House, 1988.
  • On peut soigner les yeux en se servant d’un collyre préparé à base d’urine de vache et de bile de porc.

En Mésopotamie, là où se trouvaient d’autres grandes civilisations de l’époque, la croyance fondamentale était que les maladies provenaient presque uniquement de mauvais esprits qui se tenaient un peu partout. La meilleure façon de s’en protéger ou de les chasser du malade était l’application de substances telles que la graisse de porc, l’excrément de chien, l’urine, ou d’autres choses qui pourraient dégoûter les esprits et les faire s’éloigner.15Kenny Barfield, Why the Bible is Number One, Baker Book House, 1988.

Qu’est-ce qui pourrait expliquer l’absence de ce genre d’idées et de remèdes dans les pages de la Bible ? Elle n’est évidemment pas l’enfant de son temps. Nous croyons que c’est Dieu qui guidait les auteurs inspirés et les empêchait d’incorporer dans sa Parole les idées erronées des hommes.

La présence de principes scientifiques et hygiéniques des millénaires avant leur découverte par la science moderne

Non seulement la Bible fut divinement préservée des erreurs scientifiques qui remplissent d’autres ouvrages de l’antiquité, mais elle fait preuve de connaissances de tout genre qui, soit n’avaient pas encore été découvertes par aucun autre peuple, soit n’étaient même pas à la portée des hommes de son époque par manque d’appareils techniques.

• Pratique de la quarantaine (isolement des malades)

Pendant des siècles la lèpre avait tué et mutilé des millions de personnes en Europe. Elle commença à se répandre de plus en plus à partir des 6e et 7e siècles et atteignit son apogée aux 13e et 14e siècles. Que firent les médecins ? Quelques-uns enseignaient que la lèpre était un effet de nourriture trop épicée, de poisson pourri, ou de viande de porc infecté. D’autres l’attribuaient à l’alignement néfaste des planètes. Évidemment, leurs suggestions pour contenir l’épidémie étaient sans valeur. Selon le Dr George Rosen, professeur de santé publique à Columbia University (New York), c’est grâce à l’Église, instruite par des principes trouvés dans l’Ancien Testament, que le problème fut maîtrisé. L’idée et les conséquences de la maladie contagieuse sont définies dans le livre de Lévitique. Une fois que l’on avait établi qu’une personne était atteinte de la lèpre, il était question d’isoler le malade et l’exclure de la communauté. En suivant ce principe, l’Église entreprit la lutte contre la lèpre et réalisa le premier grand exploit dans l’éradication systématique d’une maladie.

La procédure suivie se trouvait en Lévitique 13.46 : « Aussi longtemps qu’il aura la plaie, il sera impur : il est impur. Il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp. » Le lépreux devait aussi se couvrir la barbe et crier « Impur ! Impur ! » pour avertir toute personne qui s’approcherait de lui (Lév. 13,45). Bien que « la lèpre » mentionnée souvent dans la Bible ait été beaucoup plus ravageuse que la maladie moderne que nous appelons « la lèpre », et bien qu’il soit possible qu’elle ait été une maladie totalement différente de celle que nous connaissons, la méthode biblique pour contenir des maladies infectieuses de la peau n’a pas son égale dans l’histoire de l’antiquité.16S. I. McMillen, M.D., Santé ou maladie – à votre choix, Fleming H. Revell Co., 1984.

Certains ont ridiculisé les parties du texte en Lévitique 13 et 14 qui parlent de la lèpre dans les murs des maisons ou sur des habits. Ce qu’ils ignorent, c’est que la lèpre est une bactérie, un organisme vivant, et qu’elle peut très bien survivre sur de telles surfaces. En fait, selon le site www.Medic-Planet.com, la bactérie qui provoque la lèpre peut survivre plus de trois semaines en dehors du corps humain, dans la poussière ou sur les habits. Il n’est donc pas surprenant que les sacrificateurs juifs devaient brûler les habits des victimes de la lèpre (Lév. 13,52).17http://www.bibleevidences.com/medical.htm

• Enterrement des excréments

« Bien que l’Europe ait mis fin à la prolifération de la lèpre en obéissant à la loi biblique qui exigeait l’isolement des victimes, des maladies intestinales telles que le choléra, la dysenterie, et la typhoïde, qui auraient pu être évitées, continuaient à tuer beaucoup. Jusqu’à la fin du 18e siècle, les provisions hygiéniques, même dans les grandes capitales, étaient très primitives. En règle générale, les excréments étaient déversés dans les rues, non pavées et remplies de saletés. Les odeurs étaient horribles dans les villes comme dans les villages. Les mouches se multipliaient à volonté et répandaient les maladies intestinales qui provoquaient la mort de millions de personnes. Un tel gaspillage de vies humaines aurait pu être évité si l’on avait pris au sérieux l’instruction très simple de la Bible : “Vous réserverez hors du camp un endroit retiré où vous pourrez aller satisfaire vos besoins naturels. Tu auras parmi ton bagage un instrument, dont tu te serviras pour faire un creux et recouvrir tes excréments” (Deutéronome 23.12,13). »18S. I. McMillen, M.D., Santé ou maladie – à votre choix, Fleming H. Revell Co., 1984.

• Purification après contact avec un mort

« Au 17e siècle, l’hygiène était encore déplorable et l’usage de l’eau plus que réduit. Depuis le Moyen-Âge, le progrès était allé à reculons, et malpropreté générale semblait être la devise du royaume de France…. Au début du 19e siècle… le chirurgien, les manches retroussées et le col dur, plongeait dans la plaie opératoire ses mains qu’il venait bien souvent de souiller en vérifiant un pansement sale ou lors d’une autopsie. Outre les infections et septicémies, le tétanos était monnaie courante comme suite opératoire et à la fin du 19e siècle faisait encore des ravages parmi les opérés.

« C’est Semmelweis, un obstétricien hongrois, qui travaillait à Vienne en Autriche qui découvrit le principe de l’infection. Il inaugura la pratique du lavage des mains dans une cuvette, après les autopsies, à cause du décès de son camarade à la suite d’une piqûre au cours d’une dissection de cadavre. Il conclut que le contact avec les corps morts était dangereux. Dans son service de gynécologie, le taux de mortalité tomba de 1 sur 6 à 1 sur 84. Il ordonna alors le lavage des mains dans une solution de chaux après chaque examen ainsi que de tous les instruments, des vêtements et du linge des patients. La mortalité tomba à moins de 1 %. Mais l’orgueil et les préjugés du monde de la médecine prévalurent, et il mourut méprisé dans un asile d’aliénés.

« Cette notion d’infection fut remise en valeur au 20e siècle par le professeur Vincent, du collège de France et du Val de Grâce. Bactériologiste éminent, c’est lui qui découvrit que dès que la mort survient, le corps devient infecté et contagieux. Il se couvre entièrement de colibacilles très virulents. Tout cela nous renvoie aux notions de lavage à l’eau courante, ou vive, telles qu’elles nous sont rapportées par Moïse 1500 ans av. J.-C. Ces prescriptions de la Loi gardent aujourd’hui encore toute leur importance. »19http://www.cheminsdevie.info/~editio5/cheminsdevie/node/647

Considérez quelques-unes de ces lois concernant la contamination par le contact avec des morts, que ce soit les cadavres des hommes ou des animaux :

« Quiconque touche un cadavre humain est impur pour une semaine. Le troisième jour et le septième jour il doit s’asperger avec l’eau de purification*… Si un homme meurt dans une tente, ceux qui y pénètrent seront impurs pour une semaine, tout comme ceux qui s’y trouvent déjà. S’il y a là un récipient non fermé par un couvercle solidement fixé, son contenu devient impur… Pour purifier un homme impur, on prend des *cendres de la vache offerte en sacrifice pour le pardon des péchés, on les met dans un récipient et on ajoute de l’eau de source. Un homme en état de pureté prend une branche *d’hysope, la plonge dans l’eau du récipient et en asperge la tente où quelqu’un est mort, tout son contenu, et les gens qui s’y trouvaient… L’homme lave ses vêtements et prend un bain, et dès le soir il est pur. » (Nombres 19.11-19)

« Tenez ces bêtes pour impures : quiconque les touche quand elles sont mortes est impur jusqu’au soir. Si l’une d’elles crève et tombe sur un objet quelconque, ustensile en bois, vêtement, peau ou sac, cet objet doit être lavé, quel que soit son usage… Si une de ces bêtes tombe dans un récipient en terre, ce qu’il contient devient impur et le récipient doit être brisé. Si l’on verse de l’eau provenant de ce récipient sur un aliment qu’il est normalement permis de manger, celui-ci devient impur à son tour… Toutefois, si le cadavre tombe dans une source… l’eau reste pure… Si le cadavre tombe sur des graines destinées à être semées, les graines restent pures. Mais s’il tombe sur des graines mises à tremper pour être consommées, considérez-les comme impures. » (Lévitique 11.31-38)

*Noter que la cendre figure dans la fabrication de l’eau savonneuse et que l’huile d’hysope contient un pourcentage fort de fongicides et d’agents antibactériens.

• Lavage après contact avec les maladies sexuelles

Non seulement la loi mosaïque exigeait le lavage après le contact avec un mort, mais elle ordonnait aussi de se laver soigneusement et de laver ses habits après avoir touché une personne atteinte de gonorrhée ou d’autres maladies sexuelles (Lévitique 15). Comme pour le contact avec les morts, il fallait se laver également après être entré en contact avec des objets contaminés par un tel malade. Il est même précisé que « s’il crache sur un homme pur, cet homme lavera ses vêtements, [et] se lavera dans l’eau » (Lév. 15,8). Quand le malade serait guéri, il devait se laver lui-même, et la loi précise que cela devait se faire à l’eau courante (Lév. 15,13).

« Les scientifiques modernes peuvent écrire au sujet de la Bible ce qu’ils ne peuvent écrire au sujet d’aucune autre source de l’antiquité – que ses lois “constituent d’excellentes mesures hygiéniques pour empêcher la prolifération de la gonorrhée, et les précautions pratiquées à l’égard des maladies vénériennes auraient pu s’appliquer à un écoulement purulent (qui contient du pus) de n’importe quelle partie du corps.” »20B. L. Gordon, Medecine Through Antiquity, cité par Barfield.

• La circoncision (au 8e jour)

En Genèse 17.12 Dieu donna cet ordre à Abraham : « À l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis. » Il y a des gens qui considèrent cette pratique comme étant une mutilation inutile, et dans certains endroits on la décourage au point de la rendre quasiment illégale. Et pourtant, la circoncision fournit encore une autre preuve de la grande sagesse de Dieu et du fait que les prescriptions bibliques étaient très, très avancées par rapport aux pratiques hygiéniques et aux connaissances scientifiques des autres peuples de la même époque. En effet, il a été déterminé que la circoncision peu après la naissance est pratiquement une garantie qu’un homme n’aura jamais de cancer du pénis. Bien que le cancer du pénis soit relativement rare, il existe et il est bien capable de tuer. Et il est nettement plus commun chez des populations qui ne pratiquent pas la circoncision. En Inde, par exemple, le taux de cette forme de cancer est 22 fois plus élevé parmi les hindous et d’autres groupes religieux qui ne pratiquent pas la circoncision, que parmi les musulmans, qui circoncisent leurs enfants. Une étude réalisée à New York, où réside une grande population juive, a examiné plus de 1 100 cas de cancer du pénis ; parmi tous ces cas, il n’y avait même pas un seul Juif. Aux États-Unis, le taux de cette forme de cancer est 100 fois plus élevé chez les hommes non circoncis. On pourrait fournir de nombreuses statistiques qui vont toutes dans le même sens. On peut y ajouter que la circoncision réduit le nombre et la sévérité des cas de « balanite » (une inflammation du pénis) et permet de limiter le risque de cancer utérin chez les femmes des hommes circoncis.

La circoncision réduit le risque de transmission du VIH. Trois essais contrôlés menés à Kisumu au Kenya, dans le district de Rakai en Ouganda (financés par les Instituts nationaux de la santé des États-Unis) et à Orange Farm en Afrique du Sud (financé par l’Agence nationale française de recherches sur le SIDA) ont démontré que la circoncision réduit d’environ 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH à l’homme. Ces données confirment les conclusions de nombreuses études observationnelles qui suggéraient que la corrélation géographique décrite depuis longtemps entre une faible prévalence du VIH et des taux élevés de circoncision dans certains pays en Afrique et plus récemment ailleurs, est, du moins en partie, une association causale. (Remarquons que « la circoncision » des femmes, appelée l’excision, était la règle dans les anciennes cultures non-juives qui pratiquaient la circoncision des hommes. Contrairement à la circoncision des hommes, l’excision n’a aucune valeur médicale, et la Bible ne l’a jamais ordonnée.)

Un autre détail concernant la circoncision est encore plus impressionnant. Dieu avait dit : « À l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis. » Aujourd’hui il a été déterminé que le meilleur âge possible pour administrer la circoncision, du point de vue médical, est précisément le 8e jour.

« La Bible ne l’explique pas. On a cependant découvert récemment des raisons biochimiques impliquant les processus de la coagulation. Un de ces facteurs de la coagulation, la vitamine K, n’atteint sa proportion normale dans le sang qu’entre le cinquième et le septième jour après la naissance, le tractus intestinal du nourrisson commençant à produire ses propres vitamines. Un autre facteur, la prothrombine, n’est présente à la naissance qu’à environ 30 % du taux normal, alors que le huitième jour elle est plus élevée qu’à aucun autre moment de la vie de l’enfant : jusqu’à 110 % du taux normal. Le respect de ces instructions réduisait donc les risques d’hémorragie. »21http://www.maqweb.org/techbriefs/french/ftb44malecirc.shtml

• Restrictions sur le comportement sexuel

Le monde connaît aujourd’hui un fléau qui provoque chaque année une multitude de morts, des morts précédées d’énormes souffrances physiques et émotionnelles et suivies d’épreuves de tout genre pour les veuves (ou les veufs), les orphelins, les parents et les grands-parents des victimes – il s’agit, bien sûr, du SIDA. Mais le monde connaît depuis des millénaires d’autres maladies sexuellement transmissibles.

« Comme leur nom l’indique, les maladies sexuellement transmissibles (MST) se transmettent principalement lors des rapports sexuels. Il existe plus de trente agents infectieux, bactéries, virus ou parasites, transmissibles de cette manière. Les plus courantes sont la gonorrhée, les chlamydioses, la syphilis, la trichomonase, le chancre mou, l’herpès génital, les condylomes génitaux, l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et l’hépatite B. Plusieurs d’entre elles, notamment le VIH et la syphilis, peuvent également se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse et l’accouchement. »22http://www.who.int/topics/sexually_transmitted_infections/fr/

« La chlamydia est la plus courante MST bactérienne guérissable. Elle peut causer des problèmes de santé graves comme les maladies inflammatoires pelviennes, la grossesse ectopique et la stérilité. La gonorrhée peut infecter le col de l’utérus, l’urètre, le rectum, l’anus et la gorge. Si elle n’est pas traitée, elle peut causer des problèmes de santé graves comme la stérilité, la méningite et la septicémie. La syphilis peut mener des dommages irréversibles au cœur et au système nerveux. »23http://courbedegrossesse.com/statistiques-des-mst-dans-le-monde/

« Le virus du papillome humain (HPV) est à l’origine de l’une des infections sexuellement transmissibles les plus mortelles. On attribue pratiquement tous les cas de cancer du col à une infection génitale par ce virus. C’est le deuxième type de cancer le plus fréquent chez la femme et l’on recense environ 500 000 nouveaux cas et 250 000 décès par an. »24http://www.who.int/topics/sexually_transmitted_infections/fr/

« Dans les pays en développement, les MST et leurs complications figurent parmi les cinq premières catégories de pathologies pour lesquelles les adultes se font soigner. Des centaines de millions de nouveaux cas de ces maladies sont déclarés chaque année. »25http://courbedegrossesse.com/statistiques-des-mst-dans-le-monde/

Ces maladies n’auraient jamais pu se répandre et créer tant de souffrance et provoquer tant de morts si les hommes et les femmes avaient suivi la moralité sexuelle enseignée dans la Bible. Des pratiques telles que la prostitution, l’adultère, la bestialité, les actes homosexuels et les rapports sexuels entre personnes non-mariées (la fornication ou l’impudicité) furent formellement interdites dans la loi de Moïse (Lévitique 19.29; 20.10-21, Exode 20.14; etc.), et aussi dans le Nouveau Testament (1 Corinthiens 6.9,10, 15-20; Romains 1.24-27; 1 Thessaloniciens 4.3-5; etc.). La Bible ne qualifie nulle part les rapports sexuels comme étant sales ou indignes en tant que tels, mais elle les réserve strictement pour le couple marié. Les raisons pour ces commandements concernant la sexualité sont multiples, mais rien que le domaine de la santé physique les justifie à 100 %, car leur observance donne de loin la meilleure garantie contre les terribles maladies que nous venons de citer.

« Si d’autres systèmes religieux imposaient des codes de conduite similaires, alors ces lois bibliques ne fourniraient aucune preuve de révélation divine. Mais en fait, le code de conduite sexuelle recommandé dans la Bible est unique au monde.

« Beaucoup de religions n’imposent aucune restriction à leurs adeptes en ce qui concerne les pratiques sexuelles. Le shintoïsme (au Japon) ne contient pratiquement rien en guise de code moral. L’hindouisme ne fait pas mieux, et “l’infidélité de la part du mari n’était ni rare ni considérée digne de sanction… et le Bharadvaja Grhyasutra (ii, 28) conseille le mari pour la façon de procéder au cas où il voyage et souhaite que sa femme ait d’autres amants en son absence”.

« Les enseignements musulmans ne sont pas très différents quand on considère l’exemple personnel du prophète lui-même. En fait, “en dehors de l’état marié, il est permis à l’homme de cohabiter avec un nombre illimité de femmes esclaves”. Non seulement la plupart des religions non bibliques sont beaucoup plus permissives à l’égard du sexe, mais on peut dire la même chose à l’égard des cultures dans lesquelles vivaient les auteurs de la Bible, depuis les Égyptiens jusqu’aux Romains.

« Pour ce qui est des Égyptiens, l’immoralité avant le mariage était considérée comme étant peu de chose, et on ne trouve aucune interdiction la concernant… Pareillement, à Babylone le lieu des rapports sexuels était la rue publique, et il n’y a aucun besoin de démontrer le manque de moralité sexuelle dans la Rome du premier siècle.

« Les religions non bibliques qui plaçaient des limites à la conduite sexuelle ont poussé les interdictions à des extrêmes bien au-delà de ce qui s’imposait d’un point de vue scientifique ou sanitaire. Le bouddhisme fournit le meilleur exemple de ce point de vue. Le Bouddha recommandait la vie de l’ascète, ou en d’autres termes, l’idée que le seul vrai bonheur se trouve dans l’abstinence totale. L’obéissance systématique à ce principe aurait, bien sûr, éteint l’humanité en une seule génération ! »26Kenny Barfield, Why the Bible is Number One, Baker Book House, 1988.

• La vie est dans le sang

« Au Moyen-Âge, le plus docte des médecins aurait pu vous expliquer sans rire que votre état de santé dépendait de l’équilibre des quatre humeurs que vous contenez : le flegme, la bile jaune, la bile noire et le sang. (Son collègue le chimiste vous aurait expliqué que la matière, elle, était composée de quatre éléments : le feu, l’air, la terre et l’eau). Sur quoi se basait cette croyance ? Pas sur l’étude des malades, en tout cas ! ! ! Il y a gros à parier que si vous attrapiez une phlébite, un chirurgien-barbier vous aurait diagnostiqué en moins de deux un excès de sang par rapport aux trois autres humeurs, et vous étiez bon pour un petit traitement aux sangsues. (George Washington, le premier président des États-Unis, trouva la mort après avoir pris froid un bel hiver… et avoir été abondamment SAIGNÉ par son médecin.) »27http://pages.usherbrooke.ca/bcm-514-bl/8.html

La Bible, par contre, loin de traiter le sang de cette façon, reconnaît qu’il est essentiel à la vie : « C’est dans le sang que réside la vie d’une créature. Le Seigneur vous autorise à utiliser le sang sur l’autel pour obtenir le pardon en votre faveur ; en effet le sang permet d’obtenir le pardon parce qu’il est porteur de vie » (Lévitique 17.11, FC).

Avant de quitter le sujet des lois bibliques ayant trait à la santé, il est important de souligner cette vérité :

« Il est indéniable que les pratiques médicales des Juifs au temps de Moïse étaient très avancées par rapport à celles des nations qui les entouraient. Bien qu’il soit important de se rappeler que ces règles et règlements furent donnés dans un contexte religieux comme tests de foi, il est vrai néanmoins qu’ils reflètent des principes et des procédures scientifiquement exacts. “Il est totalement sans conséquence si l’hygiène et la prophylaxie telles que promulguées par Moïse dans la Torah furent voulues comme rites religieux ou comme mesures de santé. La réalité, c’est qu’elles sont parfaitement justes du point de vue scientifique”… La Bible n’est pas l’enfant de son époque. »28Rubel Shelly, Prepare to Answer : A Defense of the Christian Faith, 20th Century Christian, 1990.

Indications de connaissances avancées en d’autres domaines

• La terre suspendue sur le néant

« Les Chinois de l’antiquité pensaient que le ciel était rond et que la terre était carrée, et qu’ils étaient soutenus par des piliers et des cordes. Les Indiens de l’Asie pensaient que la terre était portée sur le dos d’une tortue géante, et les occidentaux pensaient qu’elle était posée sur les épaules d’un homme gigantesque. Ce n’est que la Bible qui déclarait que “C’est Dieu qui étend le nord du ciel sur le vide et qui suspend la terre au-dessus du néant (Job 26.7). »29Dr. Edward W. Li, Science and Faith, Singapore Every Home Crusade, 1997.

• La terre n’est pas plate

Pour beaucoup de personnes qui se penchent sur la question de la « prescience de la Bible », la parole de Dieu

« … s’exprime également sur la forme de la terre, de manière directe et indirecte : “Il (Dieu) siège par-dessus le cercle de la terre” (Ésa. 40.22, Osty). (Le mot hébreu chug signifie cercle ou globe.) La forme sphérique de la terre se déduit aussi des paroles prononcées par Jésus en rapport avec son Retour. Le Seigneur reviendra d’une manière soudaine (Matt. 24,27). Quand on y réfléchit, on a la nette impression que la moitié de la terre sera plongée dans l’obscurité, et l’autre moitié sera éclairée par le soleil. “Je vous le déclare, en cette nuit-là, deux personnes seront dans un même lit : l’une sera emmenée et l’autre laissée. Deux femmes moudront du grain ensemble : l’une sera emmenée et l’autre laissée. Deux hommes seront dans un champ : l’un sera emmené et l’autre laissé” (Luc 17.34-36). Ce passage montre clairement qu’il y aura au même moment des gens qui dormiront – sur la moitié non éclairée de la terre – et d’autres qui seront au travail ou dans les champs – sur la moitié éclairée. »30http://www.info-bible.org/question/science.htm

• Dimensions de l’arche de Noé

Le récit biblique en Genèse 6–8 concernant un déluge mondial est très important dans les débats entre croyants et non-croyants. Tandis que ceux-ci le traitent de conte de fées, ceux-là trouvent qu’une telle catastrophe s’harmonise beaucoup mieux avec les données scientifiques fournies par la géologie que les explications offertes par leurs adversaires. La place ici ne nous permet pas d’entrer dans les détails de cette question, mais cela ne nous empêchera pas de soulever un aspect de l’histoire de Noé qui, une fois de plus, indique une « prescience scientifique » que l’on risque d’omettre.

Selon Genèse 6.15 l’arche, qui aurait trois étages, devait avoir « trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur ». Pour exprimer cela en unités de mesure modernes, on dirait 135 mètres de longueur, 22,5 mètres de largeur, et 13,5 mètres de hauteur. Cela donnerait un volume équivalent à celui de 522 wagons de train. Seulement 75 de ces wagons seraient capables d’accueillir des dizaines de milliers d’animaux de la taille d’une brebis. Pour les espèces plus grosses, Noé avait certainement la possibilité de prendre de jeunes animaux qui n’auraient pas encore atteint leur taille adulte. Mais ce n’est pas la capacité de l’arche que nous voulons souligner : c’est plutôt le rapport en longueur, largeur et hauteur en ce qui concerne ses dimensions.

Un peu partout dans le monde et parmi des centaines de peuples, parfois des peuples très isolés, on trouve de vieilles légendes concernant un déluge mondial qui a tout détruit sauf un homme et sa famille, un homme divinement averti qui a construit un grand bateau pour pouvoir se sauver. Parmi les récits les plus anciens se trouve l’Épique de Gilgamesh, un texte mésopotamien qui remonte à la période de 2000 à 1700 av. J.-C. Il raconte, entre autres, les aventures de Ut-napishtim, qui reçut du dieu Ea l’ordre de construire un bateau pour sauver sa vie et celle de « la semence de tout être vivant ». Les dimensions de ce bateau devaient être de 120 coudées par 120 coudées par 120 coudées, soit en forme de cube, avec neuf ponts, ou niveaux.31Roger Dickson, The Dawn of Belief, J.C. Choate Publications, 1997. Tandis qu’un cube serait totalement instable dans l’eau, les ingénieurs modernes en construction de bateaux ont déterminé le rapport idéal (longueur : largeur : hauteur) pour un bateau ayant besoin de la stabilité plus que de vitesse : 30 : 5 : 3, soit exactement le rapport indiqué par Dieu quand il donna ses ordres à Noé. Une équipe de chercheurs coréens a mené une étude approfondie de 12 formes différentes de coque de navire ayant le même déplacement (volume d’eau déplacé par la partie immergée de la coque d’un navire) pour déterminer la forme la plus sûre de plusieurs points de vue : la capacité de la structure à résister aux forces destructrices des eaux, la stabilité pour éviter d’être renversé par les vagues, et la conservation en bon état des personnes et de la cargaison à bord. Non seulement le bateau construit selon le rapport longueur/largeur/hauteur de l’arche de Noé s’est avéré supérieur à toutes les autres formes de bateau, mais il a été déterminé que l’arche aurait pu naviguer à travers des vagues d’une hauteur de plus de 30 mètres sans être renversée.32S. W. Hong et al, dans la revue TJ 8(1):26-36, avril 1994. (Notez qu’un tsunami ne dépasse typiquement pas les 10 mètres de hauteur.) Comment Noé aurait-il su des milliers d’années avant l’ingénierie moderne les dimensions exactes qui auraient permis à l’arche avec son énorme et précieuse cargaison de flotter en sécurité au milieu de la mer en furie ? N’est-ce pas un signe de plus de l’inspiration divine de la Bible ?

Conclusion

Le but de la Bible n’est pas d’expliquer le fonctionnement de cet univers matériel. Elle se rapporte plus à la relation entre Dieu et les hommes. Elle contient de la poésie, des codes légaux, de l’histoire, de la sagesse. Elle s’adresse à toute l’humanité, y compris les peuples « primitifs » d’aujourd’hui et du passé (pour qui des explications scientifiques modernes n’auraient pas eu de valeur). Elle nous fait connaître avant tout le Dieu qui nous a créés, les lois qu’il nous donne, et l’amour infini qu’il a pour chacun de nous. Il ne s’agit pas d’un texte de science naturelle. Et pourtant, elle est en parfaite harmonie avec tout ce qui a réellement été établi par la science (même si elle contredit certaines théories populaires). Oui, contrairement aux ouvrages des peuples les plus « avancés » de l’époque où elle fut écrite, la Bible est exempte d’erreurs scientifiques. En outre, elle contient de nombreux exemples de ce qu’on appelle la « prescience scientifique », des indices clairs qu’il y avait, derrière les hommes qui l’ont rédigée, « Quelqu’un » ayant des connaissances scientifiques avec des millénaires en avance sur l’humanité. En d’autres termes : non seulement la science ne prouve pas que la Bible soit fausse, mais la science rend témoignage de son inspiration par Dieu. La Bible et la vraie science ne sont pas donc des ennemis.