Le divorce et comment l’éviter

La loi immuable de Dieu sur le mariage et le divorce

L’homme moderne a du mal à accepter les règles de Dieu sur la moralité et à s’y conformer. Dans aucun domaine cela n’est plus manifeste que dans le mariage, le divorce et le remariage. Les textes bibliques sur ces sujets sont aujourd’hui identiques à ce qu’ils étaient dans l’ancienne Judée et à Corinthe. Notre grande tâche est de convaincre les hommes et les femmes de s’humilier et d’accepter ces règles. Curieusement, des membres de l’Église semblent avoir plus de difficultés à le faire que ceux du dehors. Nous ne pouvons pas être fidèles à notre engagement de restaurer le christianisme originel si nous refusons d’accepter, de proclamer et de vivre ces lois originelles sur le divorce et le remariage.

1. Le mariage est une institution sacrée. Le même Dieu qui a créé le premier homme a fait sa campagne et ordonné leur mariage (Genèse 2.20-24). Dieu n’a fait qu’une épouse pour Adam et qu’un époux pour Ève. Rien n’était prévu pour un deuxième choix ou un échange. Jésus a basé son enseignement sur le modèle de Dieu en Éden (Matthieu 19.4-5). L’Éternel a donné des règles spécifiques sur le mariage, afin de le garder honorable (Hébreux 13.4). L’homme doit se conformer à ces règles divines pour le mariage, comme pour toute autre situation.

2. Dieu a dit qui pouvait se marier. Ceux qui n’ont pas encore été mariés peuvent le faire, pour autant qu’ils choisissent un partenaire acceptable aux yeux de Dieu. Paul écrit aux Corinthiens : « Dans le cas où la vierge se marierait, elle ne pécherait pas » (1 Corinthiens 7.28). Le veuf et la veuve peuvent se remarier (1 Corinthiens 7.39). S’il s’agit de chrétiens, il faut qu’ils se marient dans le Seigneur. Ceux qui ont déjà été mariés et dont le mariage a été dissous pour cause d’adultère de leur premier conjoint peuvent se remarier. Jésus a interdit le divorce et le remariage « sauf pour fornication » (Matthieu 19.9). Nous n’avons pas le droit d’imposer nos restrictions personnelles à un conjoint divorcé présentant un tel motif de divorce. Le terme employé par Jésus pour désigner cette exception est porneia, qui signifie toute espèce de relation sexuelle illicite. Cela inclurait donc des maux odieux comme l’homosexualité et la bestialité, aussi bien que l’adultère hétérosexuel. La convoitise sexuelle du cœur n’est pas une cause valable de répudiation de son partenaire, puisqu’il n’est pas passé à l’acte (Matthieu 5.28).

3. Dieu nous montre aussi qui ne peut pas se marier. Ceux qui ont été mariés mais dont le conjoint n’a pas été répudié pour cause de fornication ne peuvent pas se marier avec l’approbation de Dieu (Matthieu 19.9). Bien sûr, nous parlons ici d’un conjoint précédent vivant. Si le conjoint précédent est décédé, le survivant est libre d’épouser qui il veut (Romains 7.3). Ceux qui veulent épouser quelqu’un qui a déjà été marié, et dont le conjoint n’a pas été répudié pour fornication, entrent dans une union immorale. Jésus a dit : « Celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère » (Matthieu 5.32). Puisque Dieu est juste (Psaume 89.15) et ne juge pas sur les apparences, et que pour lui il n’y a pas de considération de personnes (Actes 10.34), comment pourrait-il autoriser un fornicateur à se remarier, quand il refuse ce privilège à une personne innocente ?

4. Aux Juifs qui répudiaient leur femme loyale sans motif, Dieu dit : « Car haïssable est la répudiation » (Malachie 2.16). L’acte de répudier est si méchant qu’il entraîne l’une ou l’autre partie dans le déshonneur. Les États peuvent proclamer un code du divorce par consentement mutuel, mais le Créateur de l’humanité et du mariage le hait tout autant, et tient pour coupable celui qui déshonore son alliance sacrée du mariage, cherchant des solutions contraires à la Bible pour le dissoudre. Jésus a dit que Dieu unit l’homme et la femme dans le mariage (Matthieu 19.6) ; il continue avec l’avertissement : « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » Souvenez-vous, c’est Dieu qui a fait le premier mariage. C’était le modèle parfait d’un mari et d’une femme (Genèse 2.18-24). Le Créateur interdit aux hommes – même à ceux qui sont au gouvernement et dans les cours de justice – de séparer ce qu’il a joint. Il continue à nommer « adultère » tout mariage inacceptable (Matthieu 19.9). Il promet que les adultères seront jugés, c’est-à-dire condamnés par sa loi juste (Hébreux 13.4). Quand Hérode Antipas prit la femme de son frère Philippe, Jean-Baptiste lui dit : « Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme » (Matthieu 14.4). Ce n’était pas permis pour deux raisons : a) Elle était une proche parente, c’était donc un inceste, et b) elle était la femme d’un autre.

John Waddey


Éviter le divorce

Dans certaines parties de la Hollande, lorsqu’un couple nouvellement marié entre pour la première fois dans leur maison, ils passent par une porte spéciale. Après leur passage, on ferme cette porte à clé, et l’on ne s’en sert plus jusqu’au jour où l’un d’entre eux meurt et que l’on passe par là pour faire sortir le corps.

De la manière que la Bible décrit le mariage, il ressemble à une telle maison ! Une fois qu’un homme et une femme entrent dans le mariage, la porte de leur engagement devrait être résolument fermée de sorte qu’elle ne s’ouvre plus jamais jusqu’à ce que l’homme ou la femme passe par là dans la mort. Voilà le sens des paroles des vœux de mariage, « jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Malheureusement, de nombreux couples modernes n’arrivent pas à garder la porte fermée !

Que pouvons-nous faire pour protéger nos jeunes, et nous-mêmes, contre la douleur du divorce ? Comment avoir des mariages heureux et durables ? Comment maintenir la porte fermée pour toute la vie ?

Nous devons ouvrir nos cœurs à l’enseignement de Dieu.

La Bible enseigne que Dieu est à l’origine du mariage. Dieu sait ce qui marche et ce qui ne marche pas, ce qui nous fait grandir et ce qui nous détruit, ce qui fait réussir une relation et ce qui l’empoisonne. Dieu nous a donné dans sa parole les principes dont nous avons besoin pour que nos mariages soient heureux et durables. Si nous l’étudions correctement et que nous y obéissons, nous trouverons que la Bible est le meilleur manuel de mariage au monde.

L’erreur la plus grave dans la vie c’est de penser que nous pouvons rejeter l’enseignement de Dieu et pourtant être heureux dans nos vies personnelles et dans nos foyers.

Les conseils de Dieu sont à la fois clairs et exigeants.

1) Dès le commencement, Dieu a toujours voulu qu’un seul homme et une seule femme s’unissent comme une seule chair pour la vie (Matthieu 19.3-9).

2) Dieu condamne tout rapport sexuel en dehors du mariage. « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères » (Hébreux 13.4). Cela exclut le sexe avant le mariage, les affaires amoureuses avec d’autres personnes pendant le mariage, la cohabitation des non-mariés, et les relations homosexuelles.

3) Le divorce n’a jamais fait partie du plan de Dieu pour le mariage. « Au commencement, il n’en était pas ainsi » (Matthieu 19.8). « Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël… Prenez donc garde en votre esprit et ne soyez pas infidèles » (Malachie 2.16).

4) La Bible permet une seule exception à la règle qui interdit le divorce : « sauf pour fornication… » (Matthieu 19.9; 5.32).

5) Dieu défend le remariage à ceux qui sont divorcés contrairement aux Écritures (Matthieu 19.9). Seule la partie « innocente » a le droit de se remarier.

Nous vivons une époque où les hommes s’éloignent beaucoup des lois de Dieu. Au fur et à mesure que le divorce est devenu plus fréquent, il est aussi devenu plus acceptable, non seulement aux yeux du monde mais dans l’Église également. De plus en plus ce sont les chrétiens qui suivent dans les traces du monde au lieu d’être un modèle que le monde peut suivre.

Une fausse idée de l’amour de Dieu a contribué à l’abandon des principes divins. Cette idée s’exprime parfois ainsi : « Dieu ne veut pas que je sois malheureux ; il me comprendra si je suis obligé de contourner son commandement afin de trouver le bonheur ». Au fond, cette façon de raisonner revient à dire que Dieu ne nous refusera rien dont nous avons envie – même s’il s’agit du fruit défendu. Mais c’est absolument faux ! Dieu veut que nous soyons heureux éternellement ! Dans sa parole il nous fait comprendre à maintes reprises que la tristesse, le reniement de soi et la discipline dans cette vie représentent un prix bien modeste pour le bonheur éternel.

En fin de compte il faut comprendre ceci : Quand nous nous approchons de la parole de Dieu, nous devons rechercher des principes à suivre et non pas des « vides juridiques », des échappatoires.

Nous devons rejeter le divorce comme option

Le mariage est un engagement pour la vie ; il est nécessaire que cet engagement soit absolu. L’homme et la femme promettent de rester ensemble quoi qu’il arrive ! Il ne faut pas considérer le divorce comme une option. Si vous entrez dans le mariage tout en pensant qu’il y a une sortie, le moment arrivera où vous serez tenté de vous en servir. Une fois que l’on accepte la possibilité de se divorcer, le mariage est menacé. Theodor Bovet s’est exprimé de cette façon : « Je me suis lié pour la vie ; j’ai fait mon choix ; désormais mon but ne sera pas de choisir une femme qui me plaise, mais de plaire à la femme que j’ai choisie. »

Nous devons comprendre correctement l’amour et le pardon

« Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5.25). Jésus dit : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20.35). Voilà toute une philosophie de vie – elle tient vrai dans l’amour et le mariage. Quand nous sommes jeunes, nous pensons que l’amour est une émotion. Avec le temps nous comprenons que l’amour est une manière d’agir – c’est une manière de traiter les autres, une manière de nous comporter. L’amour doit se manifester dans la bonté, dans le fait de montrer de l’approbation, dans le soutien mutuel. « Aimer, c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout supporter » (1 Corinthiens 13.7, Parole Vivante). L’amour authentique se sacrifie, se donne pour l’autre, « comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5.25).

Dans tout mariage il y a des occasions où les partenaires se blessent l’un l’autre. Si nous aimons quelqu’un, nous devons être prêts à demander pardon et aussi à l’accorder. Dieu nous a pardonnés ; il connaît notre potentiel et voit ce que nous pouvons devenir. Nous devons apporter ce même esprit à nos mariages. « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonnés en Christ » (Éphésiens 4.32). Les deux expressions les plus importantes dans le vocabulaire du mariage sont : « Je vous aime… » et « Je suis désolé… ».

Nous devons être sur nos gardes en ce qui concerne « les petits renards qui ravagent les vignes ».

De petites choses peuvent détruire à petit feu le mariage. « Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes ; car nos vignes sont en fleur » (Cantique des Cantiques 2.15).

Les gens se divorcent souvent, non pas pour les choses importantes, mais suite à une accumulation de beaucoup de petites choses. Quels sont les petits renards ?

  1. La négligence en ce qui concerne la courtoisie élémentaire ;
  2. La tendance à penser à « moi » plutôt qu’à « nous » ;
  3. La négligence en ce qui concerne l’apparence physique et l’hygiène ;
  4. Le manque d’expressions d’appréciation ;
  5. Les paroles dures, râleuses, négatives à la place des paroles douces, aimables, attentionnées ;
  6. Les petites tromperies, trahisons, malhonnêtetés ;
  7. Le manque de considération, l’inattention, l’oubli.

Nous devons prendre soin dans le choix de nos amis.

La Bible nous avertit : « Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Corinthiens 15.33). Beaucoup de mariages ont souffert à cause du choix de l’homme ou de la femme de s’associer à certaines personnes. Il est très dangereux pour un mariage quand un partenaire (ou tous les deux) a des amis intimes qui pensent que le divorce n’est pas un problème sérieux ; qui prennent le sexe à la légère ; qui traitent le mariage avec indifférence ; qui consomment de l’alcool et fréquentent les boîtes de nuit.

Un article dans la revue Redbook cite une femme qui dit : « Méfiez-vous de la fièvre de divorce. On peut l’attraper quand on ne s’y attend pas. Je n’aurais jamais divorcé d’avec mon mari si toutes mes amies ne le faisaient pas. »

Cultivez l’amitié avec des couples chrétiens qui partagent votre foi et votre engagement.

Nous devons chercher à sauvegarder le bonheur de nos conjoints.

Nous trouvons le bonheur dans le mariage (et dans la vie en général) quand nous cherchons à rendre les autres heureux. Les mariages n’échouent pas ; ce sont les gens qui échouent ! Il faut des gens heureux pour faire des mariages heureux. Chaque partenaire dans un mariage a la responsabilité de travailler pour le bonheur de l’autre.

Nous devons « nourrir » les uns les autres (Éphésiens 5.29). Ceci demande le respect, la communication. Il faut se relever l’un l’autre, se soutenir l’un l’autre, s’encourager l’un l’autre par les paroles. Le mariage devrait être un oasis dans le désert de la vie, un refuge de la véritable « jungle » qui nous entoure.

Mais rappelez-vous que le bonheur dans le mariage est un paradoxe. On le trouve, non par le fait de le rechercher, mais en essayant de le donner à son partenaire. Servez-vous les uns les autres ! Des choses merveilleuses se produiront.

Un mariage réussi n’est pas le fruit du hasard. Il se construit avec amour, patience, vision et persévérance par deux individus qui s’y donnent ensemble !

Thomas Dockery